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Total War : Attila

Total War, voilà une série qui fait vibrer des cœurs conquérants, prospérant avec quinze années de loyaux services, elle parcourt différentes époques pour offrir aux joueurs les plus patients et téméraires une plongée dans le grand bain des différents conflits qui ont forgé le monde comme nous le connaissons. Après un second opus de son Total War : Rome en 2013 qui revisitait la naissance de l’empire Romain, Creative Assembly décide deux années plus tard de fermer cette époque en replongeant le joueur à la fin de l’antiquité pour arriver au début de Moyen Âge, afin d’en apprendre un peu plus sur la fin de l’Impérialisme Romain de l’époque, en offrant des mécanismes nouveaux tout en réintroduisant des fonctions qui manquait à Rome II.

Le début de la fin

1423666998-5779-capture-d-ecranLe trois septembre 2013 sortait Total War : Rome II, dix années après son grand frère l’accueil fût à demi teint, si certains vanter les mérites sur le renouveau de cette suite, les fans de l’époque eux sont restés très perplexe, pointant du doigt les manques de ce dernier. L’absence de l’arbre généalogique, le système diplomatique aléatoire, l’IA qui laissait plus qu’à désirer par moment, les DLC abusifs (le mode gore en tête de liste) ont fait de ce Total War le bâtard de la lignée pour les fanatiques de la première heure. Bien sûr avec le temps le jeu s’est peaufiné, aussi bien sur la politique que l’IA, mais un manque continué à se faire sentir.. Mais voilà Attila, deux ans après, vendu comme le « fléau de Dieux », nomade, sans attaches, antihéros chez les ancêtres chrétiens ou véritable héros germanique, on dit que là où passe Balamer l’herbe ne repousse pas et pourtant, d’étranges bourgeons poussent grâce à un composte passé, oublié de certain mais bien présent.

L’arrivé de l’enfant terrible !

1423666998-6273-capture-d-ecranSans grande évolution le gameplay reste presque à l’identique et se déroule toujours de la même manière, on passera donc ses tours à mouvoir ses généraux et agents, les faire évoluer au même titre que les villes fraîchement conquises, tout en gardant en œil sur la diplomatie ! Mais, là ou Attila marque un grand coup est sur l’évolution de cette campagne et de ses peuples, si dans Total War : Rome II la campagne basique se déroulait sans grand changement majeur, celle de Attila elle se voit évoluer au fur et à mesure que la menace des Huns se fait grandissante avec le temps, si au début ce sombre présage n’a qu’une importance minime, sur le milieu de la campagne elle deviendra une puissance redoutable et forcera le joueur à prévoir plusieurs tours à l’avance ses décisions politiques ! Une guerre agencée trop top peut signifier une fin de partie impromptue, au même titre qu’une alliance belliqueuse. La survie est réellement au centre de cet épisode, et plus que jamais, une mauvaise décision à un moment clef entraînera inévitablement la chute de votre tribu !

1423666998-2718-capture-d-ecranMalgré tout il est bon de noter quelques petites évolutions sur le gameplay de certaines tribus, les Huns en tête de liste bien entendue, mais aussi des tribus germaniques. En effet ces dernières ont la possibilité de s’établir sans citée, un changement majeur qui oblige à revoir certaines habitudes propres à la série Total War. Véritable peuple ambulant, transportant des vivres, tentes et bétails à dos de cheval il vous sera possible de vous installer là ou bon vous le souhaite, une vraie-fausse citée à gérer comme l’une de ses homologues fixes. Deuxième point important qui marque un retour central est la réapparition de l’arbre généalogique, une belle photo de famille qui vous permet de garder un œil sur les membres de votre clan, et ainsi voir qui vous est fidèle ou non, mais aussi de voir la tendance politique de votre tribu. Différents postes font d’ailleurs leurs apparitions, les régions peuvent être maintenant contrôlé par l’un des membres ce qui octroie un bonus pour cette dernière, mais attention, en offrant des postes clefs, vos responsables seront en quête de pouvoir politique et donc il vous sera demandé d’offrir diverses évolutions possibles pour le combler, et pour cela il faudra s’entendre sur la carte de campagne, qui couplé avec la menace des Huns laissent toujours le joueur dans une position délicate, en l’obligeant à choisir entre expansions ou un possible renversement de pouvoir. Mais heureusement pour l’aider, le soft propose des options permettant de soudoyer ces êtres ingrats loger dans la politique, de les adopter, ou bien carrément de les assassiner.

Mijoté avec un plat déjà préparé !

1423666997-6676-capture-d-ecranTotal War Attila, bien qu’avec un moteur un peu vieillissant reste toujours aussi agréable à l’oeil, fourni en détail le soft propose un panel complet pour une immersion totale, et cela se ressent particulièrement pendant les phases de combats, dantesque ils jouissent d’une réalisation aux petits oignons, les armures brillent au soleil, l’eau ruisselle par temps de pluie, les unités au sain d’un même peloton sont toutes différentes. Les armes et armures grotesques de l’époque collent parfaitement avec l’entrée dans l’âge sombre, ça hurle, ça grogne, ça insulte le tout sur une musique capable de galvaniser n’importe qui. Rien ou presque n’est à reprocher sur ce point, peut-être une petite marque de flemmardise venant de Creative Assembly qui ne s’est pas foulée sur la version française du jeu, qui est à quelques petites exceptions, exactement la même que Total War : Rome II.

Avalanche de DLC !

total-war-rome-2-attila-pc-1411658617-007Il est très difficile d’estimer une durée de vie pour cette série, différents facteurs viennent fausser une durée approximative, pour une conquête totale une bonne dizaine d’heures est à prévoir, mais cela peut varier pour cause du fait que chaque élément est propre à une partie. Un mode multijoueur est également disponible pour la campagne, mais limitant le nombre de joueurs à deux, en plus du mode escarmouche qui élève le nombre de joueurs à trois contre trois maximum. Par contre là où je risque de me montrer cinglant, voir même peut-être désinvolte sur le fond, c’est la politique de DLC qui touche cette série, pour vous donner une petite idée un premier contenu payant était disponible dès la sortie du jeu, un second deux petites semaines plus tard, et enfin un troisième à quasi un mois de la sortie du jeu. Alors oui, m’offrir la possibilité de jouer plus de nations est superbe, mais cela me laisse dubitatif sur l’intégralité du jeu. Si je m’offre un soft 45€ ce n’est pas pour débourser dans trois DLC’s quelques semaines après, je veux jouir de mon achat dans son intégralité et non me dire « mince il me faut ce dlc pour avoir plus de possibilités ! ». D’habitude j’acquiesce, mais ici il est tellement flagrant que je ne peux me retenir d’en parler dans ce test ! Surtout quand on me demande de débourser deux euros pour avoir quelques taches de sang, à ce rythme le prochain Total War nous demandera de payer le fait d’avoir une option pour la sauvegarde automatique.

NOTRE NOTE : 75%

Ravageur, oui un grand mot pour désigner ce stand-alone, l’art de Creative Assembly à offrir un jeu proposant de revisiter une partie clef de l’histoire, mais à la fois de faire sa propre histoire marche toujours autant. Aussi bien sur les phases au tour par tour ou les combats en eux-mêmes, de plus la pression que le Fléau des Dieux offre durant la campagne et ce sentiment d’instabilité constant de sa tribu et de ses alliances procure une expérience unique, jamais vécue dans un Total War ! Malheureusement, je ne peux que pleurer cette pluie de DLC, qui aujourd’hui pour se procurer la totalité du soft fait débourser pas loin d’une petite trentaine d’euros ! Inexplicable et inexcusable quand on sait que le jeu au moment ou j’écris ces lignes n’a même pas deux mois.

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