TESTS

Gears of War : Ultimate Edition

Alors que Gears 4 n’est pas attendu avant la fin de l’année prochaine, l’actuel développeur de la licence Gears of War nous invite à patiemment attendre la venue de son nouveau bébé en (re)découvrant, notamment, le premier épisode de la série. Près de neuf ans après sa sortie sur Xbox 360, le titre crée à l’origine par Epic Games nous revient en pleine forme sur One avec une édition revisitée : aspect graphique retouché, campagne prolongée, gameplay amélioré, The Coalition n’a clairement pas fait dans la demi-mesure. Test d’une réédition de qualité.

Il y a neuf ans sortait Gears of War premier du nom sur Xbox 360. Présenté pour la première fois en 2004, le titre n’était à l’origine qu’une vitrine pour l’Unreal Engine 3, le moteur graphique d’Epic Games. C’est seulement un an plus tard, lors de l’E3 2005, que le développeur a officiellement annoncé le jeu. Le titre fut, à sa sortie, une véritable révolution. Entre son visuel travaillé et son gameplay efficace, il fit très rapidement des envieux. Deux excellents épisodes virent le jour par la suite, ainsi qu’un spin-off plutôt léger. Aujourd’hui, un peu plus d’une année avant la parution du quatrième volet de la série, nous retrouvons le premier épisode canonique sur Xbox One. Voyons ensemble pourquoi le jeu en valait la chandelle.

Quand la terre se rebelle…

1431590484-1102-capture-d-ecranDans Gears of War, on incarne le soldat Marcus Fenix. Un dur à cuire, un poil rebelle, qui combat avec beaucoup de véhémence le fléau Locuste. Alors que les humains se faisaient la guerre pour s’accaparer l’Imulsion, une énergie nouvelle qui réside tout comme le pétrole dans les entrailles de la planète, ils découvrirent qu’une autre espèce peuple Sera. Après avoir tué un bon nombre de Locustes par inadvertance en creusant les sous-sol de la planète, les humains finirent par entrer en guerre contre cette espèce belliqueuse. Le titre débute plus d’une décennie après le jour de l’émergence. Marcus, enfermé pour trahison, est libéré par son ami Dominic Santiago : la guerre s’éternisant, l’armée pris en effet la décision d’amnistier quelques soldats. Reprend alors notre guerre contre les Locustes.

Si le scénario du jeu est assez générique, il ne manque en aucun cas d’intensité. On est embarqué dans un véritable grand huit qui, avec beaucoup d’énergie, nous propulse au cœur de nombreux combats épiques. Pour la profondeur, il faudra attendre le second volet, le premier se contentant de poser les bases d’un univers sombre et violent. On découvre au travers de cet épisode une ambiance particulière, aux connotations gothiques.

Le réveil du Fenix

1431590484-6932-capture-d-ecranSi vous êtes étranger à la licence, sachez que Gears of War est un TPS (comprenez par là que vous contrôlez votre personnage à la troisième personne). Doté de scènes d’actions sans concessions, le titre mélange habillement boucherie à l’ancienne et aspect tactique. En effet, malgré les apparences notre héros et ses acolytes ne sont pas immortelles : les muscles n’arrêtent pas les balles. Heureusement, de manière fluide, il est possible de se cacher derrière certains éléments du décors. Hier révolutionnaire, le gameplay de Gears of War est aujourd’hui acquis. Ce premier épisode a posé les jalons d’un genre réinventé, mais qui peut paraître désormais un peu austère, la faute à une certaine lourdeur des déplacements et quelques actions archaïques.

Ainsi, en réponse au temps, The Coalition a retravaillé légèrement le gameplay du titre. L’équilibre est sensible : d’un côté, il ne faut pas dénaturer le jeu, de l’autre il convient de le dépoussiérer un peu. Un travail brillamment accompli par le développeur qui a su ménager l’ensemble. En soi, la plupart des éléments dérangeants ont été effacés, au profit de systèmes plus récents. Ainsi, en vrac, le système de couverture a été assoupli, il est plus facile de soigner nos coéquipiers et il est enfin possible de recharger en sprintant. Une souplesse bienvenue qui n’efface cependant pas d’autres tares : I.A toujours aussi chancelante, level-design vieillissant, le titre souffre de quelques lacunes qui trahissent l’âge du jeu. Si tout ceci n’a rien de foncièrement insurmontable, on regrette que le développeur n’ai pas cru bon et opportun de retoucher l’intelligence artificielle du jeu.

Au menu ce soir, des tripes de Locustes !

1440433843-3060-capture-d-ecranCette édition ajoute au contenu original de la version Xbox 360 celui jusqu’ici exclusif de la version PC. Au programme, cinq chapitres supplémentaires, de nouvelles cartes à destination du multijoueur (le titre en possède 19 au total) et tous les DLC du jeu. D’ailleurs, concernant la partie multi, celle-ci dispose de nouveaux modes de jeu : Blitz, King of the Hill, Team Deatchmatch, 2VS2 « Gnasher Execution ». Le mode gagne également en efficacité en profitant des ajustements de cette version 2015. Une ombre au tableau : comme à l’époque, le titre souffre de très (trop) longs temps morts entre les parties. On passe un temps incroyable dans les menus.

 

Enfin, attaquons pour conclure l’aspect technique du jeu. Soyons franc, il s’agit là d’un pan capital de cette réédition. Plus qu’un simple lifting, le développeur a retravaillé le titre de A à Z. Nouvelles textures, éclairage revu, cinématiques refaites, le tout en 1080p. La redécouverte est totale et commence par la surprenante colorimétrie du jeu, bien plus variée qu’auparavant. Plus fin et disposant de magnifiques effets de lumières, le titre ne déçoit visuellement qu’à de rares occasions : il arrive, par exemple, que certains objets sortent de manière assez peu naturelles du décors ou que l’animation du jeu fasse des siennes. Bloqué à 30FPS en solo (il tient assez difficilement en écran splitté), le titre grimpe à 60FPS de manière stable en multi. Une fluidité appréciable. Côté bande son, les bruitages sont réussis, le doublage français un peu moins (un peu trop caricatural, bien qu’écoutable).

NOTRE NOTE : 80%

Le constat est sans appel : cette Ultimate Collection sublime clairement le premier volet de la série des Gears of War. Bénéficiant d’une véritable refonte graphique, le titre profite également d’un léger dépoussiérage de son gameplay, débarassé de quelques mécaniques désormais archaiques. Un pas en avant pour un titre qui nous revient plus complet que jamais, le contenu de l’édition PC ayant été absorbé par cette réédition qui ne souffre finalement que de quelques tares techniques ainsi que d’une I.A chancelante et d’un level-design vieillisant. En résumé, Gears of War : Ultimate Edition porte bien son nom. A conseiller aussi bien aux fans de la première heure qu’aux nouveaux venus.

Gears of War : Ultimate Edition
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top