TESTS

Until Dawn

Droite pour vivre, Gauche pour mourir

thumb_879_community_maxUntil Dawn, sorti le 22 aout 2015 et développé par le studio Supermassive Games à qui nous devons aussi Tumble et Star the Party ! (deux jeux pour le Playstation Move), appartient à cette catégorie de jeu, parmi lesquels font aussi parti The Order : 1886, Beyond : Two Souls pour ne citer qu’eux, qui n’arrive pas à ce décider de quel côté penche leur cœur : du cinéma ou du jeu vidéo.

Until Dawn ne déroge donc pas à la règle, et propose donc une aventure courte et intense en utilisant les performances de la motion capture et en invitant des célébrités (on pense notamment à Peter Stormare, jouant le psychologue qui profitera de ses séances pour vous mettre mal à l’aise).

Revenons-en au début, Until Dawn est apparu pour la première fois devant nos yeux quelques années en arrière, lors de la gamescom 2012 pour être plus précis. Annoncé pour sortir sur la PS3, le jeu ne fait plus parler de lui avant 2014. Le jeu est toujours d’actualité et sortira sur PS4 finalement. C’est alors que le jeu entame sa campagne de promotion « De vos choix, dépende leurs survies ». Voyons voir ça alors.

Je n’ai jamais fait de mal à personne, excepté une fois au chalet.

Après un prologue et un générique digne d’un film (sur la musique O’ Death reprise par Amy Van Roekel, rien d’exceptionnel à cela mais c’est toujours sympa de le préciser) expliquant la raison de la soirée, vous faites la connaissance petit à petit des 8 préadultes que vous devrez faire vivre tout au long du jeu. Sam & Josh, Mike & Jessica, Matt & Emily ainsi que Chris & Ashley se réunissent dans le même chalet pour y passer la nuit comme l’année précédente.Dans le jeu vous progresserez la plupart du temps par équipe de 2 personnages.

L’histoire se divise en 10 chapitres, ou autant d’heures avant le lever du soleil (habile). Malheureusement leurs repos ne sera que de courte durée puisque quelqu’un rôde dans les parages peut être décidé à s’inviter de gré ou de force (probablement la deuxième option vu qu’il est accompagné d’une machette) à la soirée. Après ce synopsis du jeu, parlons-en vraiment.

Attention Benjamin derrière toi c’est affreux.

thumb_875_community_maxLa principale caractéristique de ce jeu est la liberté qu’il vous offre quant au choix que vous aurez à faire pour les faire survivre. Qui n’a jamais gueulé devant un film d’horreur des phrases du genre « Mais va à droite ! » ou bien «mais quel con ». Dans Until Dawn c’est impossible que vous vous disiez cela. C’est à vous de prendre chaque décision pour chaque personnage.

En mettant en avant « l’effet papillon » le jeu vous dit que chaque histoire sera différente, que chaque action même la plus futile aura une conséquence dans le futur. Et sur ce point, le jeu s’en sort plutôt pas trop mal. Alors oui, la recette n’est pas nouvelle (Heavy Rain et les jeux Telltale ne sont jamais loin dans ce genre), mais la réalisation du jeu apporte un brin de fraicheur à cela.

Mais la notion de choix est omniprésente dans le jeu, puisqu’il se résume à des phases d’enquête et d’exploration dans le chalet et aux alentours (vous aurez l’occasion de visiter un hôpital psychiatrique, la classe), ainsi que de séquences QTE pendant les phases de course-poursuite/activité physique (une bataille de boule de neige par exemple…). De plus, le jeu ne s’accompagne d’aucun game over. Tout ce mélange pousse le joueur à réfléchir à chaque action qu’il fait dans le jeu qu’elle pourrait être les conséquences de ses actes. Le jeu vous précise par la même qu’à certains moments, ne rien faire peut être la bonne réponse. Tout ceci modifiera l’histoire pour offrir quelque chose de presque unique à chaque partie. En résumé le jeu nous laisse la liberté de vivre notre film d’horreur comme on le souhaite, chaque choix apporte des conséquences, qui peuvent être cruelles dans certains cas. Mais cela ne nous plonge qu’encore plus dans le jeu, car s’ils meurent, c’est de notre faute.

Parlons maintenant des deux types de gameplay que vous allez croiser. Les phases d’enquêtes et les QTE. Pour les premiers, ils constitueront la majeure partie du jeu. Les seconds se feront rares au début et surviendront de plus en plus souvent à mesure que vous approcherez de la fin, mais on y reviendra.

Les phases d’enquête vous laissent libre mouvements dans des zones plus ou moins grandes afin de fouillez un peu partout afin d’y dénicher indices sur l’histoire et autres totems. Parlons-en rapidement des totems, objet bénéfique ou non, c’est à vous d’en décider, vous transmettant une vision peu claire sur un futur proche pour vous ou un autre de vos compagnons. À vous donc d’essayer d’en déduire quelque chose qui pourrait vous aider ou vous évitez à faire plus tard. Le seul bémol que l’on pourrait apporter à ces phases, c’est la longueur de certaines qui veulent amener la scène suivant avec plus d’ampleur, mais qui aurait mérité d’être raccourcie a la faveur d’autres scènes. N’en déplaise aux gens, mais ces scènes possèdent malgré tout quelques jumpscares et autre effet de style bien connu pour nous tenir en haleine.De plus, afin de faciliter vos recherches, l’équipe à opter pour un système de contrôle à la troisième personne classique, mais avec une prise en main particulière, le deuxième stick servant de contrôle de la tête, il vous faudra donc scruter partout pour voir apparaitre en surbrillance les éléments avec lesquels vous pourrez interagir.

thumb_874_community_maxPlus haut dans le texte, je disais que le jeu voulait rendre hommage aux films du genre et c’est là que le jeu s’amuse avec les codes du film d’horreur classiques puisqu’il va reproduire les plus gros clichés du genre : scène de la salle de bain, planche ouija, deux des protagonistes qui partent batifoler ailleurs. Les reproduire, certes, mais aussi apporter sa touche, car c’est généralement dans ce type de scènes que les QTE font leur apparition. Rien de bien nouveau de ce côté-là, le jeu prenant le contrôle du personnage et vous faisant interagir avec lui à travers des QTE plutôt simples, mais a quelques moments un poil trop rapide qui fait que vous pouvez le louper pour une demi-seconde trop tard (une QTE pour un high-five avec Josh dans le sous-sol en jouant Sam, mes deux premières parties se sont soldées par un échec pour cette QTE, alors que je m’y attendais pour la deuxième…).

À côté de cela le jeu vous proposera de rares séquences de tir et bien évidemment en tout bon jeu/film d’horreur, vous demandera à certains moments de ne pas bouger la manette. C’est plutôt sympa, mais le seul regret est que ces fonctions ont été pensées principalement pour la fonction détecteur de mouvements de la manette, et que cette façon de jouer souffre de quelques imperfections, mais au moins le jeu à le mérite d’avoir voulu le faire, en espérant que cela s’améliorera avec le temps.

 

Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant.

until-dawn-screenshot-03-ps4-us-07aug14Après les choix et le gameplay, voyons ce que vaut le scénario.

Pour revenir rapidement dessus avant de continuer, sachez que le scénario repose en grande parti sur le système de choix. De ce fait, même en jouant parfaitement bien ou très mal, les twists amenés par le jeu arrivent à garder leur effet, mais tout en laissant le choix final dans vos mains. Ensuite vient le choix du Slasher comme idée principale pour le scénario. L’idée n’est pas mauvaise, car l’équipe arrive à rendre hommage au style tout en incorporant leurs idées, celle du totem par exemple, cela rend le tout vraiment sympathique à jouer et à vivre. De plus, l’équipe a décidé d’éparpiller le scénario à travers une multitude d’indices à récupérer par vos soins durant toute l’aventure. Plusieurs histories qui se joignent à la fin pour un scénario qui encore une fois ne révolutionne rien, mais qui arrive à s’imposer tout de même dans le genre.

Dans les menus du jeu, chaque personnage dispose d’un tableau récapitulant leurs caractéristiques (courageux, romantique, honnête…) ainsi que leur relation avec les autres personnages à la manière d’un RPG. Les choix que vous ferez les modifieront donc en conséquence. Ce système a donc des répercussions sur les choix qui vous seront proposés durant l’histoire entre les personnages en jeu.

Pour terminer ce test, parlons de l’ambiance du jeu, élément important des jeux d’horreurs. L’utilisation de plans fixes rend une nouvelle fois hommage aux films du genre (ainsi qu’aux jeux, Resident Evil pour ne citer que lui) et profite au jeu pour installer une ambiance malsaine durant certaines séquences. On se retrouve presque à redouter voir apparaitre quelque chose en fond nous fixant. Le studio ayant fait appel à de vrais acteurs pour les personnages, par exemple Hayden Panettiere (que l’on retrouve dans la série Heroes, Nashville et le film Scream 4) et Brett Dalton (Agents of S.H.I.E.L.D.S) ainsi que Peter Stormare (Prison Break, Armageddon…) qui apporte à lui tout seul une nouvelle couche d’inquiétudes et de mal aise, car dans les scènes le voyant apparaitre on en arrive plusieurs fois à se demander s’il ne fait pas une analyse de son patient ou de nous, en tant que joueur ? Le choix de la VO ou VF est un petit plus, car même si certaines voix et jeu d’acteur sont meilleurs en anglais (Peter Stormare encore), la version française n’a rien à craindre et suffira amplement pour la majeure partie des joueurs. Le reste de la bande sonore est tout à fait classique du genre, musique plutôt discrète et troublante à la fois durant les phases d’exploration, et qui passe la seconde durant les scènes d’action.

Dernier bémol concernant la modélisation faciale des personnages, qui reste toutefois réussi rend parfois les expressions trop grossières, mais vu que cela ne m’a troublé que 2 ou 3 fois dans le jeu on peut pardonner.

Compter donc environ entre 6 et 8h de jeu suivant votre façon de faire pour voir la fin de l’histoire.

NOTRE NOTE : 95%

Pour conclure, disons simplement qu’Until Dawn rend un bel hommage aux films d’horreur, Scream, souviens-toi… l’été dernier ou même Saw, ainsi qu’aux jeux d’horreur, notamment Resident Evil (le premier) pour ces plans fixes. Plans fixes, jumpscares et autres clichés du genre vous tiendront en haleine jusqu’à la toute fin dans ce jeu au scénario B convainquant sans pour autant être révolutionnaire, mais à la réalisation qui nous fait légèrement retrouver le plaisir d’un bon film d’horreur du samedi soir. Pour finir, à ma première partie j’ai réussi à en sauver 5, et vous ?

Until Dawn
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top