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Call of Duty : Advanced Warfare – Ascendance

Après un sympathique premier DLC, Call of Duty : Advanced Warfare s’est offert fin mars un second contenu téléchargeable nommé Ascendance. Au programme, quatre nouvelles cartes, une mission pour le mode Exo-zombies, deux armes et une exo-compétence. A quelques jours de la sortie du contenu sur les différents supports encore non servis, voyons si ce dernier est à la hauteur du précédent. Test d’un DLC efficace.

Début février, on vous disait du bien de Havoc, le premier contenu téléchargeable de Call of Duty : Advanced Warfare. Un DLC de bonne facture proposant un contenu correct. Si toutes les cartes ne se valaient pas et que l’exo-zombies se montrait encore un peu frileux, notamment en terme de taille, aujourd’hui Sledgehammer semble avoir pris conscience de certains défauts de Havoc. Attardons nous dans un premier temps des cartes d’Ascendance.

La carte aux trésors

Contrairement à Havoc, on peut dire que trois des quatre cartes du DLC sont réellement intéressantes, même si certaines pèchent encore par un certain manque d’originalité. Probablement la plus marquante des cartes de ce nouveau contenu, Perplex nous plonge au coeur d’un Sydney moderne. C’est dans un quartier en perpétuel mouvement que l’on cherche la victoire. Des appartements, sous forme de blocs, bougent et modifient légèrement la structure de la carte. Si l’impact est mineur, ça donne cependant de la vie à cette carte réellement lumineuse. Doté d’une belle verticalité et d’une taille assez modérée, la carte offre des combats dynamiques où il est important de toujours rester sur le qui-vive, les points en hauteurs étant nombreux. Autre carte à tirer son épingle du jeu, Climate garde un ton lumineux, mais change de décors : on quitte Sydney pour rejoindre une sorte de base futuriste. Au centre de la carte circulaire, un bâtiment surélevé entouré d’eau. Un eau qui se transforme, à un moment de la partie, pour devenir de l’acide. L’endroit, déjà difficile d’accès, devient alors un véritable coupe gorge. Une carte qui mêle, avec plus ou moins de brio, différents types de combats.

Pas particulièrement mauvaise, ni très réussie, la carte Chop Shop nous emmène, de nuit, dans une sorte de laboratoire. Surtout composé de couloirs serrés, la carte favorise clairement les combats à courtes portées. Classique dans sa construction, Chop Shop a une verticalité assez limitée. Son petit plus réside dans le fait de pouvoir contrôler des tourelles. Carnage assuré ! Enfin, la carte Site 244 installe son décor juste en bas du mont Rushmore. Un vaisseau extraterrestre s’est écrasé en face des quatre présidents américains, c’est parmi les décombres de l’engin que l’on se bat. Il convient de faire attention aux divers produits toxiques sur Site 244, ces derniers pouvant exploser. Ça peut faire mal. Plutôt petite, la carte ne propose rien de véritablement nouveau, mais son univers atypique et son cadre dégagent un charme certain.

Menu maxi Zombie

Apparu dans le précédent DLC, le mode Exo-zombie trouve logiquement une suite dans Ascendance. Exit les batiments d’Atlas, bienvenue chez Burgertown. Si ce nom ne vous évoque rien, sachez que Burgertown ne date pas de cette épisode, cette fausse enseigne est apparue avec la second épisode des Modern Warfare. Outre le fait que la carte est bien plus grande qu’auparavant, de nombreuses nouveautés sont venues se greffer au mode : les objectifs sont plus variés, une nouvelle arme (le Magnetron) a fait son apparition, tout comme de nouveaux ennemis. En soi l’objectif premier reste fondamentalement le même, survivre. Il est toujours question d’amasser de l’argent pour progresser et acquérir de l’équipement. Plus difficile, le mode nous offre l’opportunité d’améliorer notre arme gratuitement contre un petit service : celui d’aider des rescapés à s’échapper. Soyons clair, c’est plus facile à dire qu’à faire. Pour rendre notre parcours plus sympathique encore, un zombie surpuissant vient nous saluer lors de la dixième vague, un Goliath épais et résistant comme il faut. La coopération est réellement au coeur de cette nouvelle mission qui ne manque pas de challenge. L’expérience Exo-zombies est beaucoup plus convaincante dans ce second DLC.

Un mot, avant de conclure, sur la nouvelle capacité du jeu, l’exo-grappin. Déjà présent dans le solo du jeu, le grappin n’a pas vocation à être exporté sur d’autres cartes que celles d’Ascendance. Dans l’ensemble, si le jeu gagne en dynamisme, cela ne modifie pas fondamentalement le gameplay d’Advanced Warfare. Son utilisation peut s’avérer utile, mais ce que l’on gagne en mobilité, on le perd bien souvent en efficacité. On meurt bien plus souvent en utilisant le grappin (tout du moins, c’est comme ça que nous avons perçu la chose). Un gadget à utiliser avec parcimonie donc.

NOTRE NOTE : 75%

Ascendance parvient à faire mieux que son prédécesseur, Havoc. Là où le premier DLC posait gentiment les bases d’un mode Exo-zombies, Ascendance pousse le bouchon un peu plus loin en prolongeant le concept : plus grand, plus complet et offrant un challenge plus corsé, le mode Exo-zombies gagne en intérêt. En ce qui concerne les quatre cartes du DLC, comme bien souvent toutes ne se valent pas, mais il y a du mieux. Bien qu’une certaine carence en originalité se fasse toujours ressentir (notamment en ce qui concerne le level-design), la variété des décors et la verticalité de certaines cartes font de ce Ascendance le DLC le plus abouti jusqu’ici. Sans véritable génie, mais assurément efficace. Une bonne manière de prolonger le plaisir.

Call of Duty : Advanced Warfare – Ascendance
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