TESTS

Dead Rising 2 : Case Zero

Après quelques vidéos de présentation et diverses images alléchantes, Capcom nous donne un avant-goût de leur dernier bébé sous la forme d’un DLC. Lancé le 31 août dernier sur le XBLA et exclusivement sur ce support, Dead Rising 2 : Case 0 est un prologue au second volet de cette série sortant le 24 septembre prochain. Cette mise en bouche vaut-elle l’attention des joueurs en quête de chair fraiche? Chuck Greene remplacera t’il dans le coeur des fans du volet précédent, le charismatique Franck West ? L’équipe de Gamerslive.fr continuera t’elle à rédiger des infos à caractère coquin ? Heu… bref… je m’égare un peu trop, très cher lecteur. Je vous invite donc à faire abstraction de cette dernière question et vous souhaite la bienvenue à Still Creek…

Still Creek, charmant petit village perdu dans le désert du Nevada, sera donc le terrain de jeu de cette introduction. Nous découvrons Chuck accompagné de sa fille Katey, malheureusement infectée par le virus Zombie, errant sur les routes désertiques de cette contrée aride. Ironie du sort, le destin a voulu que vous soyez planté dans cette petite bourgade à cause du vol de votre véhicule, vous laissant donc démunis face à une horde accueillante de Zombies, souhaitant plus que tout vous serrer dans leurs bras afin de vous soumettre à une danse macabre entachée d’hémoglobine pur jus. S’ajoute à cela la perte du vital « Zombrex » régulant la santé de votre fille, l’empêchant de basculer du côté putride de l’autre vie. Disposant de 14 heures virtuelles, votre tâche sera de trouver une dose de ce fameux médicament, ainsi qu’un moyen de vous échapper de cet endroit.

À première vue l’ambiance est là, et est de plus renforcée par la technique. L’effet d’isolement et d’oppression généré par les cohortes d’infectés, déjà expérimenté par le premier volet, est désormais amplifié par l’affichage d’un nombre plus important de ces satanées créatures. Une vraie vision apocalyptique façon Romero est ainsi fidèlement retranscrite. Une ambiance froide et glaciale où l’impression d’être seul au monde s’accentue perpétuellement.

Le système de jeu est quasi-identique à son prédécesseur, les commandes réagissent de la même façon, les menus sont disposés de la même manière. C’est un point positif non négligeable. Le gros changement novateur vient de la partie « bricolage », puisqu’il est possible de combiner certains objets entre eux afin de créer des armes, assez redoutables pour certaines. Ce qui laisse libre court à son imagination parmi des possibilités toutes plus farfelues les unes que les autres. Le système de cocktails est également de retour et fort bien utile afin de gérer sa vie et pour générer certains effets.

Bilan mitigé

Malgré tous ces bons points, il y a un hic !
Dans la technique ainsi que dans son gameplay, DR2 : Case Zero est une réussite, jamais je n’ai pris autant de plaisir à trucider du zombi en masse. Toutefois, le fait de devoir remplir certains objectifs « obligatoires » ne permet pas d’apprécier tout ce que le « jeu » permet d’offrir, car le temps est omniprésent et prêt à vous sanctionner en vous coupant dans votre élan. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais nous avons l’impression d’avoir à faire avec une démo et non à un épisode à part entière. Le fait d’être sous pression par ce manque de temps renforce cette idée. Certes, 400Ms valent moins cher qu’un jeu « arcade », mais pour 1h30 de jeu en total, nous sommes en droit de nous poser des questions. Caze Zero est-il le précurseur des démos payantes qu’Electronic Arts et d’autres souhaiteraient proposer au public ? Cela dit la « Replay-Value » de ce titre vous amènera à y revenir plusieurs fois afin de découvrir chaque mission annexe disponible.

Pour continuer un peu plus loin sur les aspects négatifs de ce jeu, il est important de signaler la relative lourdeur de votre personnage sur certaines actions. Autant Chuck est assez réactif en combat, autant les déplacements peuvent parfois amener quelques crises d’énervement. Une lenteur désagréable quand il s’agit de courir (impossibilité de pouvoir « sprinter », chose qui était incluse dans le premier volet), des passages de plateformes catastrophiques à jauger au millimètre près, et je ne parle même pas du contrôle des véhicules, des plus laborieux (mention spéciale à la mission finale qui vous amène à conduire une moto). Tous ces points font que le plaisir de jeu en ressort amoindri, et apportent une mini déception ainsi qu’une certaine appréhension quant au jeu final censé sortir très bientôt !

Conclusion : 6/10

À la fois très bon et très irritant sur certains aspects, Case 0 n’en demeure pas moins un bon défouloir et conserve une atmosphère si propre à ce genre. Il est fort regrettable que de légers points disgracieux viennent ternir un titre si prometteur. Espérons que ce prologue ne soit qu’une ébauche, une démo déguisée (ce que je pense fortement) plutôt qu’une approche du produit fini, ou cela risque de porter atteinte à la relative notoriété de cette série.

Dead Rising 2 : Case Zero
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