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Dynasty Warriors 8 : Empires

Ultime édition du huitième volet de la licence à voir le jour, Empires arrive près d’un an après la déclinaison Xtreme Legends. Second titre estampillé Dynasty Warriors à débarquer sur Xbox One et Playstation 4, Empires ne bouleverse pas les habitudes. La recette est connue et les nouveaux ingrédients rares : il s’agit, comme depuis le sixième épisode de la série, d’une variante tactique du dernier volet. Au programme un contenu gargantuesque, un concept toujours alléchant et des cadavres par milliers. Test d’un énième Dynasty Warriors : Empires, encore embourbé dans une stratégie de recyclage.

Troisième et dernière étape de l’évolution classique d’un épisode de Dynasty Warriors, Empires prolonge l’expérience en détournant les codes de la série. Mélange entre beat’em all et stratégie, cette déclinaison tactique place le joueur au coeur du pouvoir : à la tête d’un royaume, ce dernier doit désormais, en plus de combattre, gérer le destin de son peuple. Voyons ce que vaut cette ultime variante de .

L’Empire, c’est moi !

Sachez, avant de poursuivre, que cet épisode est entièrement en anglais. Empires n’a bénéficié d’aucune traduction française. Si, en temps normal, ce n’est en aucun cas une barrière pour un titre comme Dynasty Warriors où les chiffres sont finalement plus importants que les textes, dans cette variante il est cependant conseillé de comprendre un minimum la langue. Heureusement, l’ensemble est accessible : pas la peine d’être bilingue pour faire des choix stratégiques, le niveau est loin d’être exceptionnel. En revanche, et c’est déjà plus préjudiciable, le titre ne comprend aucun didacticiel. On est donc totalement livré à nous même, un peu rude pour les novices. Pour en revenir au concept du jeu, on est invité dans Empires à gérer un royaume. Libre à nous de le mener comme bon nous semble, dans les limites du possible car notre destin ne dépend pas que de notre volonté : il faut aussi composer avec d’autres personnalités. Parmi celles-ci, les généraux, des personnages qu’il faudra chouchouter afin d’entretenir de bonnes relations avec eux. Divers moyens existent afin de créer un lien fort entre vous et ces derniers : vous pouvez aussi bien les rencontrer que les inviter à des banquets. Nouveauté de cet épisode, la possibilité d’avoir un descendant, le fruit de la confiance que porte l’un de vos généraux vis à vis de vous. L’enfant, à la naissance, à les traits de ses deux parents. Il est possible de le retoucher si quelque chose vous déplaît en lui, les joies de la génétique vidéoludique. De même, notre personnage peut aussi être crée de toute pièce grâce à un éditeur plutôt complet.

Dans Empires, le mode histoire n’est rien d’autre que ce que vous en faites. Une partie est toujours unique. L’aventure est ponctuée de moments décisifs où il vous faudra fixer une ligne politique et stratégique pour les mois à venir : entraînement, recrutement, conquête d’un territoire. Vous pouvez aussi mettre l’accent sur l’économie, et oui, rien n’est gratuit en ce bas monde. L’élément réellement capital, c’est votre armée, car c’est grâce à elle que vous remporterez (ou non) vos futurs combats. C’est également sur le champ de bataille que l’on retrouve le gameplay de Dynasty Warriors.

Tuerie de masse

Gérer, c’est bien, mais il faut aussi savoir lâcher la plume pour reprendre les armes. Dans la pur tradition des Dynasty Warriors, le gameplay du jeu nous invite à éliminer un maximum d’ennemis et à tuer les différents généraux ennemis, le tout en un temps déterminé. Il est toujours question de s’acharner sur les boutons de la manette et de sortir, à l’occasion, quelques attaques plus spectaculaires. Les objectifs des conquêtes sont, dans l’ensemble, plutôt répétitifs. Un aspect gestion est présent : il vous faut guider votre armée durant le combat. Deux tactiques sont possibles (en simplifiant) : vous pouvez opter pour une stratégie offensive ou défensive. Autre point essentiel sur le terrain, la gestion des ressources : ces dernières permettent de construire des machines de guerre. En effet, une fois un point attaqué et pris, la position n’est pas définitivement gagnée : comme dans une vraie guerre, tout est question de stratégie et de rapidité. Perdez vos positions ou vos soldats et la bataille prendra fin. Rien de véritablement neuf donc du côté du gameplay. Empires embarque, en plus d’un mode libre et de divers galeries d’images, un mode en ligne. Le concept de ce dernier est assez intéressant : il est question de faire combattre un personnage crée par nos soins. Dommage que ce mode soit déserté sur Xbox One. Au pire des cas, il est toujours possible de partager l’écran avec un autre joueur. Une fonction plutôt appréciable.

Techniquement, Dynasty Warriors 8 : Empires ne fait aucunement honneur à son nouveau support. En plus de souffrir de nombreuses tares graphiques, le titre s’offre le luxe de perdre sa fluidité lorsque l’action devient trop intense. Entre les textures brouillonnes et les animations plus que moyennes, autant dire qu’on est gâté. Si la licence n’a jamais vraiment brillé par son aspect visuel, il est peut être temps pour la série de franchir un cap tant le résultat est indigne de son époque. Musicalement, les compositions sont (très) nombreuses. Enfin, le jeu ne comprend qu’un seul et unique doublage : celui d’origine, japonais. On aime, on aime pas.

NOTRE NOTE : 50%

Le temps du renouveau n’est toujours pas arrivé pour la série des Dynasty Warriors. Cette ultime déclinaison du huitième épisode ne convainc pas. Techniquement à la ramasse pour le support, le titre souffre d’un clair manque d’ambition : traduction limitée à l’anglais, non-présence remarquée de didacticiels, nouveautés en faible nombre, les arguments en défaveur du titre sont nombreux. Face à eux, quelques bons points à souligner comme une excellente durée de vie (si on fait abstraction de la répétitivité inhérente au gameplay du jeu), un aspect tactique appréciable et un éditeur de personnages vraiment complet. En résumé, un épisode à conseiller en priorité à ceux qui n’ont pas eu l’occasion de faire la précédente version des Empires et qui souhaitent découvrir un Dynasty Warriors teinté de tactique. Les néophytes, à moins d’un réel intérêt pour l’aspect stratégique, peuvent tourner le dos à cet épisode.

Dynasty Warriors 8 : Empires
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