TESTS

Grey Goo

Débarqué à l’improviste mais pas sans armes,  le dernier né des studios Petroglyph à qui l’on doit déjà l’excellente série de Panzar General ou encore Star Wars Empire at War se voit offrir au public du STR un nouveau soft au nom ma foi très mignon, mais qui n’en est pas moins ravageur. A une époque ou les jeux de stratégies se voient mis de côté par une génération prosélyte du MOBA, Petroglyph via Grey Goo essaye d’offrir à la fois une nostalgie mise au goût du jour grâce à une ambiance Science-Fiction kitsch et un gameplay classique, mais aussi une nouvelle expérience simple de prise en main pour les néophytes du genre. Mais que vaut-il vraiment ?

Les Gooteux

Sans grande publicité autour de leur jeu, Petroglyphe mise tout sur le bouche à oreille en fournissant un bon vieux STR des famille. Ici pas d’économe superflux une ressource est suffisante, que faire d’un arbre technologique à plusieurs branches ? Juste quelques bâtiments et diverses unités divisés sur trois factions et le rush peut commencer ! Initiatique pour les néophytes mais qui se base sur les fondations qui ont fait les piliers de noblesse du genre, Grey Goo se veut abordable pour le grand public mais aussi technique pour les joueurs confirmés du genre. Pourtant à vouloir jouer sur les deux tableaux le soft se perd un peu.

Personne n’est laissé sur le carreau !

A mi-chemin entre un Supreme Commander et le poids du genre Starcraft II, Grey Goo garde le meilleur des deux pour offrir un gameplay simple et pointilleux. Tout se déroule donc au clavier et à la souris sur un affichage minimaliste qui, dans un premier temps peut préter à confusion du à un agencement des fenêtres et macros. Si pour les maccros il est possible de tout paramétrer dans la configuration des touches, les fenêtres de jeu elles sont un calvaire pour les yeux. La faute à une barre central qui ne varie pas d’un iota entre les différents éléments (construction, production, recherche) et c’est ici que le jeu se perd un peu, en effet cette dernière est pensée pour les joueurs débutants qui y trouveront une cohérence innée, malheureusement pour le joueur avec un peu plus d’expérience cette barre sera une plaie, le changement n’étant que mineur il arrive l’on se perde pendant les phases de rush.

Hormis ce petit problème d’affichage le gameplay reste classique du moins pour deux des trois factions disponibles. En effet pour ces deux dernières un système classique de collecte de ressource ainsi que construction ne révolutionne pas le genre, le tout est basé sur un système de connexion entre les bâtiments pour jouir d’unités plus puissantes aux rôles propres, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Mais là ou Grey-Goo risque d’en surprendre plus d’un, et sur la dernière race disponible que sont les « Goo », ces derniers utilisent un système de division pour former son armée, ici aucun bâtiment, vous avez juste une « mère Goo » qui se divisera au coût de ses points de vie pour former des cellules qui permettront l’évolution d’unité, il faudra seulement faire attention à la placée sur un point de ressource pour l’optimiser à son maximum.

Un bel emballage.

Graphiquement Grey Goo répond aux standards du genre, beau et fluide profitant également d’un panel de couleur chaude fait que le soft dégage une ambiance de vieux STR. Malheureusement le soft souffre de quelques petites imperfections comme un manque de détail flagrant sur certaines unités comparées à d’autres, ou encore des effets un peu daté pour la génération actuelle surtout sous DirectX 11. Même constat pour la bande sonore, en effet cette dernière fait resurgir la nostalgie de nos premières heures sur Starcraft premier du nom qui même après des années ne se démode pas, mais encore une fois les effets sonores comme les tirs et explosions se retrouvent avec une pauvreté qui tranche énormément avec l’univers.

 

Une bonne initiation, mais courte !

Si vous souhaitez vous lancer dans la campagne de Grey Goo il faudra compter une bonne dizaine d’heures pour arriver à terme de l’histoire, vous proposant de contrôler les trois factions sur une quinzaine de missions différentes à la difficulté parfois un peu ambivalente. Une fois terminée cette dernière vous aurez toujours la possibilité de vous lancer dans le mode multijoueur à quatre maximum sur huit cartes différentes, ce qui est, en effet peu mais à savoir qu’un mode éditeur de carte est disponible offrant la possibilité aux créateurs en herbes (ou confirmés) de partager leurs créations via le Workshop de steam !

 

NOTRE NOTE : 70%

Je me suis surpris à comparé Grey Goo à un cadeau de noël, nous avons tous eux une fois un gros paquet surprise inattendu, qui, l’espace de quelques secondes nourri l’espoir d’un jouet énorme, unique, convoité, et qui une fois ouvert ce dernier ne rassasie pas cette faim immense qui a jaillit à la vue de ce fameux paquet. Voilà ce que Grey Goo laisse comme sensation, loin d’être mauvais il se range sans grande prétention dans la classe des bons jeux, offrant un univers peut-être déjà vu mais tellement agréable à parcourir, proposant des bonnes surprises, et surtout qui sent bon le vieux STR sans pour autant mettre de côté les nouveaux joueurs qui ont laissés de côté de ce style de jeu !

 

Grey Goo
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