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Life is Strange : Épisode 1

L’âge dit : Ingrat, voilà dans quoi vous plonge directement le dernier né des studios Français Dontnod. A mi-chemin entre un Beyound Two Souls et les séries Telltales, en effet, ce dernier s’approche plus d’une thématique que chacun vit, vivra ou a vécu à un moment clef qu’est l’adolescence. Offrant une histoire nouvelle à la trame narrative prenante, le soft vous fera prendre en mains Max Caulfied, une jeune étudiante en photographie revenue dans sa région natale qu’est l’Oregon pour, dans un premier temps, continuer son cursus scolaire, mais qui, très rapidement, découvrira qu’elle possède un pouvoir surhumain qu’est de pouvoir remonter dans le temps, et de là commencera une intrigue sur la disparition d’une jeune fille de son université. Un jeu de choix et lourd de conséquence où le fait de pouvoir remonter le temps vous hantera de longues minutes !

Le retour de Dontnod !

Deux ans après la sortie de Remember Me, premier jeu des studios Dontnod qui se distinguait par un univers propre et un gameplay modulable à souhait, le studio de développement remet le couvercle avec une nouvelle licence qui envoie le joueur dans les confins de l’Oregon pour y suivre l’aventure de Max Caulfied, jeune adolescente de 18 ans qui devra gérer à la fois ses études, ses diverses relations sociales ainsi que le pouvoir de remonter dans le temps. Plus profond qu’il y paraît Life is Strange plonge son spectateur dans un flot de choix qui feront jaillir au fil des épisodes des conséquences que devra gérer une simple adolescente qui partagera son ressenti avec le joueur à tout moment, laissant ainsi le joueur perplexe de ses décisions !

Une prise de risque maîtrisé !

Prendre le partie de placer le joueur comme spectateur est un pari osé, en effet, le développeur se confronte au problème de faire entrer le joueur dans un monde convaincant dès les premières minutes de jeu, de plus, la trame narrative doit être suivi pour appuyer cette dernière. Pourtant, Dontnod va un peu plus loin que la concurrence, en effet, la jeune héroïne Max se contrôle très simplement au clavier ou à la manette, en se proposant à quelques interactions sur des moments précis dans de petites zones, afin d’y découvrir diverses informations, mais, là où Life is Strange sort un atout inattendu pour le genre, c’est le fait de pouvoir remonter le temps. En effet d’une simple pression de touche Max peut retourner quelques minutes en arrière lui permettant ainsi de glaner des informations, ou d’éviter des petites mésaventures à ses camarades ! Un système bien huilé qui ne permet pas d’utilisation abusive, il faut malgré tout rester observateur et attentif car Max Caulfield ne peut retourner dans le passé que quelques minutes afin de pouvoir remédier à ses problèmes, et que, si vous loupez un élément non essentielle à la trame de l’histoire, ce dernier ne sera pas récupérable grâce à ce don !

Photo-réalisme ? Késako ?

Loin du photo-réalisme dans lequel les éditeurs prennent un malin plaisir à nous bassiner à longueur de temps, Life is Strange se démarque par une approche beaucoup plus artistique en jouant avec un style qui flirt entre le cel shading et le claymotion, offrant ainsi une ambiance propre, appuyée par un panel de couleurs chaudes. On prend un malin plaisir à regarder partout, porter l’oeil vers les dessins abstraits dans les premiers abords mais peaufinés si la curiosité vous pique. Malheureusement, ce procédé montre rapidement ses limites, certains endroits semblent bien pauvres et tranchent avec la richesse d’autres. Cependant, les diverses musiques qui vous accompagnent et qui mélangent folk et pop mélancolique combleront ce vide ! De plus, Max raconte son histoire et s’occupera de raconter quelques petites anecdotes sur sa vie, ses amis, les lieux etc, renforçant ainsi un trame narrative et le lien avec ce personnage.

Court, mais intense.

Pour ce premier épisode il faut compter une petite heure pour le joueur pressé, par contre, et à juste titre, le joueur qui se laisse gentiment piqué par la curiosité ou celui qui est porté par la trame, il faudra plancher sur deux heures, de plus, il est quasi impossible, en un premier run, de tout découvrir et vous serez donc amené à recommencer le jeu pour y voir les interactions manqués. A savoir que le jeu se divise en cinq épisodes, et que la fin laisse un arrière-goût d’attente impromptue pour la date du prochain épisode !

Life is Strange : Épisode 1
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