TESTS

MachiaVillain

N’avez-vous jamais rêvé de gérer votre propre manoir ? Bien entendu nous ne parlons pas d’un « simple manoir », mais bien du manoir, vous savez, celui situé sur le flanc d’une montagne dans une zone escarpée au bout d’une sombre route perdue au milieu d’une forêt noir. Si oui, félicitation ! Vous êtes le futur nouveau propriétaire d’un terrain parfait ou vous pourrez construire votre propre résidence de bien fait pour résident peu ordinaire. Pas besoin d’avancé des frais ou d’estimer la rémunération de vos employés, ces derniers ce contenteront de vos futurs clients. Développé sur l’idée d’un jeu de gestion tirant sur la parodie à outrance sur le genre cinématographique du slasher, MachiaVillain vous propose de gérer vos monstres à moindre coût, seulement en gérant leurs appétits et occupation, dans un manoir fait de vos mains qui a pour but d’attirer quelques touristes, peu préoccupés par les avis des locations, à un triste destin de victime jamais retrouvée. Si l’idée de base est prometteuse aussi bien sur la forme que sur la façon d’aborder le sujet est proposé, Wild Factor démontre qu’une boucle peut-être très rapidement bouclé, même en offrant des mécanismes solides.

Une trame simple et tordante

Comme à la généralité dans les jeux de gestion, la trame narrative se trouve au second plan, n’offrant ainsi que des prétextes pour les possibles quêtes annexes ou levé de difficulté par le biais d’un événement. MachiaVillain n’échappe pas à la règle, et bien que proposant une dose d’humour maîtrisé, l’histoire quant à elle peu se résumer de la façon suivante : Serviteur d’un chef tyrannique, mais qui vous apporte le gîte et le couvert ainsi que des victimes fraîches, vous décidez un jour d’envoyer votre candidature à la Ligue des Vilains machiavéliques pour devenir votre boss malveillant, étant plus malin que la moyenne comparée aux autres serviteurs, votre candidature est retenue, et vous acquerrez un petit lopin de terre non loin d’un village pour commencer votre activité. Voilà pour le contexte, simple au possible, mais pas dénué pour autant d’humour, car oui le jeu est blindé d’humour, il sera très difficile de ne pas esquisser un petit sourire sur certaine phrase de narration, ou bien les tableaux qui illustrent ces derniers, il en ira de même pour les descriptions d’objets ou bien de vos serviteurs ainsi que les victimes qui viendront dans votre demeure.

« Sagesse et grand avoir sont rarement en un manoir. »

Gestion, construction, stratégie, voilà les trois maîtres mots qu’a décidé d’illustrer Wild Factor dans MachiaVillain pour tuer vos victimes. S’appuyant sur un minimalisme du gameplay dû au fait que le jeu peut se jouer seulement à la sourie, et avec des mécaniques solides de construction qui sont à la fois instinctive et simplifiée au possible. S’inspirant de Prison Architect et Donjon Keeper pour la construction, il ne vous faudra pas bien longtemps pour comprendre le fonctionnement, pour faire une pièce il vous suffira donc de créer un espace avec quatre murs et d’y installer le mobilier souhaité pour cette dernière soit détectée comme telle, ainsi tout l’objectif du soft pour la construction sera de créer une bâtisse pour piéger des innocents venus se reposer tout en faisant vivre vos serviteurs qui eux y logent de façon permanente et si possible sans que jamais ils ne se croisent sauf au moment du meurtre. Chambre, cuisine, salle de stockage, salle de construction d’outil, salle de recherche sont autant de possibilités que vous avez pour agencer votre domaine, cependant pour la construction nous regretterons un manque sérieux d’objet décoratif, laissant le domaine et particulière la zone que vous allouerez à vos victimes, vides, sans histoire et sens.

Hors le jeu se rattrape très bien sur la gestion, afin de construire et entretenir, s’occuper des geeks et autres sportifs qui viendront dans votre demeure, vous aurez accès à des serviteurs qui s’occuperont de tout. Zombie, squelette, roue, clown, vampire et j’en passe seront votre main d’oeuvre, cependant elle n’est pas gratuite, il faudra veiller à ce qu’ils vous restent loyaux, pour se faire vous devrez répondre à des critères uniques à chaque espèce, si les vampires aiment le sang, ils ne supportent pas le travail en plein jour, préféré lui donc les activités intérieures ! En plus du fait que chaque espèce est unique, les personnages de ces derniers sont également générés aléatoirement offrant malus ou/et bonus de loyauté ou de vitesse, dégât, etc.. Enfin, vos serviteurs pour être actifs doivent être assignés à des tâches, matérialisés par un tableau des tâches, ce dernier vous permettra d’assigner de façon continue votre main d’oeuvre aux tâches confiées. À titre d’exemple, si l’un de vos serviteurs se voit assigner les tâches de bucheron, ménage et rangement, ce dernier ira couper seul du bois dans la zone désigner, une fois la tâche terminée il ira ranger ce qui peut traîner dans la demeure, ou bien nettoyer les éclaboussures de sang. Bien entendu le soft possède pas moins de treize tâches, il faudra donc veiller à bien l’organiser pour que le tout tourne au mieux !

Enfin l’aspect stratégique bien que timide est présent. En effet comme expliqué plus haut, nous avons vu que les serviteurs possèdent des bonus, mais également des points de vie ainsi que des compétences, comme les personnages qui peuvent entrer chez vous. Tout l’objectif sera d’utiliser au mieux vos serviteurs pour exécuter ou survivre au mieux, afin d’aider le joueur, MachiaVillain propose un système de pause active qui permet d’utiliser les compétences calmement. Du plus cet aspect stratégique s’appuie également sur vos construction, il est possible de poser des pièges, d’attirer un type de victime précis à un endroit dit, vous offrant une pléiade de possibilités à condition d’en avoir l’imagination.

Malheureusement le soft souffre d’une répétition aiguë, faute à un système qui reste le même, sans variation notable du début à sa fin, sans impression d’une réelle évolution. Dès le début votre but sera de tuer, cacher et profiter des biens des pauvres victimes, cependant rien dans le comportement de ces dernières ne changera, hormis le nombre d’arrivants qui va augmenter, ainsi que le nombre de serviteur. A noté que des héros peuvent parfois intervenir si la jauge de suspicion est trop haute, ou parfois des araignées, cela apporte un petit vent de fraîcheur, car contre ces derniers que vous devrez être le plus stratégique.

Pour tous, partout !

Pour s’illustrer et ne choquer personne, le soft opte pour un style graphique unique en tirant sur de nombreuses cordes, Burton, sketching, fusain, etc.. Une esthétique qui malgré les nombreux horizons donne une harmonisation très agréable à l’oeil. Détaillé au juste ce qu’il faut, même en zoomant, le soft reste propre. Si l’oeil lui se voit apaisée, l’oreille elle criera très rapidement à la monotonie, car cette dernière n’aura que trop peu de pistes, avec aucune variation d’entres-deux pour signaler un changement, cela peu paraître qu’un détail, mais une fois remarqué il est plus agréable de partir sur ses musiques que ce que le soft propose, cassant au passage l’immersion souhaitée par le soft, car malgré tout les musiques de MachiaVillain restent travaillées et collent parfaitement au thème du jeu.

NOTRE NOTE : 70%

MachiaVillain est surement l’un des softs les plus agréables que j’ai parcourus cette année. Offrant un esthétisme visuel soigné, qui s’accompagne parfaitement avec le contexte du jeu, ainsi qu’un dépaysement du fait de jouer un « Super Vilain » ou votre objectif est de tuer la vierge, le sportif ou encore la mère, avec des règles qui vous forceront à aménager vos pièges de façon plus retord les uns que les autres. Malheureusement il souffre d’une répétition qui se fait sentir après quelques heures dans votre manoir.Il est dommage que, s’inspirant de Prison Architect, il ne soit pas possible de vendre sa création pour en recréer une nouvelle plus imposante avec des victimes différentes, ce qui déjà reculerait l’arrivée du sentiment de répétition. Ajoutons également un manque d’objet décoratif, ainsi que de piège, ce qui peut-être possiblement réglé avec l’ajout d’un Workshop. Cependant vendu a un petit prix, et semblant être suivi par ses développeurs, MachiaVillain est une sympathique pioche, qui a réellement les capacités de marquer autant qu’un Donjon Keeper’s ou que Prison Architect.

MachiaVillain
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