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Metal Gear Solid V: The Phantom Pain

Le messie tant attendu est disponible depuis peu, et c’est déjà un carton dans le box office, je parle bien sûr de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain, le dernier des Metal Gear, tant apprécié par les fans d’Hideo Kojima.

Incarnez Punished « Venom » Snake après sa chute aux enfers depuis la destruction totale de Militaires Sans Frontières.
Réveillé d’un coma profond de neufs longues années, Snake revient aux commandes avec une toute nouvelle base qu’il faudra reconstruire et retrouver le responsable de la destruction de votre ancienne unité.

Après vingt longues années de galère.

Faisant suite à Metal Gear Solid V : Ground Zeroes, Snake se réveille d’un long coma suite à un crash d’hélicoptère. Lors de son réveil, il est rapidement pris en charge par un médecin lui annonçant que Snake fut hors-jeu pendant neuf ans et ses blessures irréversibles. Malheureusement, pas de temps pour se remettre, l’hôpital est rapidement attaqué. Aidé par un mystérieux protagoniste, Snake évite la mort et enchaîne ce qu’il pense voir des hallucinations un poil trop réelles. Attaqué par des troupes d’élites, suivi d’un homme qui semble maitriser le feu et qui fait tout exploser sans oublier de mentionner une géante baleine de flamme qui vient avaler un hélicoptère pour permettre à Snake de s’enfuir, avec l’aide d’Ocelot, mystérieusement apparu. Vous trouvez que ce paragraphe est un foutoir ? Vous auriez sûrement raison… mais comment voulez-vous raconter ce qui est déjà de base un foutoir ?! Les scènes du prologue le sont carrément.
On aura nos réponses tôt ou tard, mais pour l’instant suivant, Ocelot nous briefe sur ce qu’il s’est passé pendant neufs longues années, ce qui inclus le sauvetage immédiat de Kazuhira Miller, votre commandant en second, sans qui vous ne pourrez pas développer votre base qui ne demande que ça.

Aux premiers abords, vous serez lâché en Afghanistan. Votre premier objectif est d’aller sauver Miller. Le jeu vous expliquera vite comment utiliser l’iDroid, les jumelles, et Ocelot vous expliquera les dangers d’un véritable open-world.
Contrairement aux anciens Metal Gear, le jeu n’est cette fois-ci pas linéaire. Comme montré dans le prologue « Ground Zeroes » il est possible de choisir sa méthode d’approche. Létal, non létal, combat, infiltration, de jour, de nuit, soutenu par un Sniper, déplacement à cheval, tanks, jeeps, leurres. Bref, toute la panoplie est à votre disposition pour mener à bien vos missions.

La belle bête, la belle bête.

Graphiquement, le jeu est juste magnifique. Un véritable travail de 5 longues années nous ont apporté le Fox Engine, un tout nouveau moteur (qui a fait ses preuves d’abord sur Pro Evolution Soccer 2015) tellement réaliste que plusieurs médias ont confondu les images du jeu avec la réalité. Un comparatif des bureaux de Kojima Productions réalité vs Fox Engine ont circulées, et beaucoup se sont trompés. La version PC est la meilleure graphiquement. La qualité des détails sont très pointus et les modélisations sont quasi-parfaites. Les seuls défauts se voient en qualité « faible » et encore, ça reste meilleur que la plupart des jeux AAA de cette année.

Scénaristiquement, il faut être bien accroché à la saga Metal Gear, car arriver en cours de route est une très très mauvaise idée. Le scénario étant directement relié aux opus précédents, bon nombre d’informations vont vous manquer si vous n’avez jamais joué au moins à MGS3, Peace Walker et Ground Zeroes. (Je rajouterais aussi Metal Gear 1 et 2, les épisodes MSX, mais ça reste facultatif.) Votre Mother Base et les opérations que vous avez à mener sont directement reliée à Ground Zeroes. Contrairement aux autres opus où une mission vous est attribuée par un supérieur ou client, cette fois ci, votre mission est personnelle : Retrouver Skull Face, le commanditaire de l’attaque de votre base il y a neuf ans et éliminer CIPHER, un groupe avec une puissance inimaginable que même les Etats-Unis en tremble.
Le thème du jeu est donc la vengeance. Et « Punished « Venom » Snake » va en souffrir, et vous aussi. Il est compliqué de révéler un détail du jeu sans vous gâcher la surprise, mais si vous êtes un gros fan de Metal Gear, vous aller passer par toutes les émotions : La joie, la peur, mais aussi la tristesse (beaucoup, dont moi, sont passé par cette fameuse mission, qui n’a pour but que de nous faire couler les larmes sur nos joues. Même ma dernière rupture amoureuse ne m’a pas fait autant chialer… vous voyez le niveau.)

 

Au niveau gameplay

Le jeu est assez similaire à Peace Walker, pour ceux qui ne s’en souviennent pas, j’explique. Contrairement aux autres Metal Gear qui était assez linéaires, Peace Walker proposait une sélection de missions coupées en parties, les missions n’étaient donc pas les unes à la suite des autre, et entre deux parties, il était possible de revenir à sa Mother Base pour la gérer, et pour s’équiper pour la prochaine mission. C’est également le cas pour The Phantom Pain, qui propose un arsenal beaucoup plus conséquent, et une gestion plus poussée de la Mother Base, avec comme nouveauté la possibilité de se faire livrer une arme ou de gérer sa base, n’importe quand. Même pendant une mission.
L’avantage de l’Open-World est qu’il est possible de choisir quand intervenir, quel équipement préparé, et la méthode d’infiltration. Il est possible de jouer à son style quand on veut. Infiltration, fusillades, armes létales ou non-létales. Bien que sur ce dernier détail, il vaut mieux rester en non-létal autant que possible, car tout homme sur le terrain est potentiellement recrutable, et plus vous avez d’hommes sur votre Mother Base, plus vous aurez des possibilités de gameplay et d’informations sur vos ennemis.

Bien que le gameplay est révolutionnaire dans un Metal Gear, il est quand même bourré de pas mal de défauts, comme un de vos équipiers, car oui, vous pouvez avoir des coéquipiers comme le cheval ou le robot. Mais le problème, c’est ce foutu Sniper… Quiet, qui, à chaque fois que vous voulez recruter un soldat très intéressant, n’hésite pas à le descendre parce qu’il risquait de vous voir. « BORDEL DE M-» est une injure que vous allez sans cesse répéter. Ah bon sang… Sans oublier que cette quiche de Big Boss avec sa prothèse de hanche est même pas foutu d’escalader des cailloux. L’ennemi vous repère et vous voulez vous barrer à toute vitesse ? Esquivez les petits rochers autant que possible, car une fois sur deux, Big Boss va glisser dessus et arrêter sa course. Game Over, vous vous êtes fait descendre. Maintenant, vous reprenez au dernier checkpoint qui date d’il y’a 20 minutes. Allez, bon courage.

Pour peu que vous preniez l’habitude au gameplay, il est possible de s’affronter entre joueurs dans le nouveau mode « Forward Operation Base », soit, une attaque de Mother Base annexes. Quand vous développerez votre FOB, d’autres joueurs pourront l’attaquer, et vous de même. A vous de défendre votre base dans les paramètres de sécurité pour contrer l’adversaire. Et si par miracle, vous êtes connecté sur le jeu et qu’un ennemi tente de vous piquer vos ressources sur votre base, une alerte vous sera transmise. Il ne vous restera plus qu’à annuler votre mission, et foncer sur votre base pour lui démonter son joli faciès. Soyez prudent lors de vos infiltrations, car si vous êtes repéré, l’ennemi pourra riposter et attaquer votre base. Les guerres de bases sont très fréquentes. Tiens d’ailleurs, ça me rappelle que j’en ai deux à éliminer. Je reviens.

Pour terminer ?

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est un messie très très attendu, mais malheureusement, les déboires chez Konami ont grandement impacté le développement du jeu, ainsi que le scénario. Le développement prenant trop de temps et d’argent au goût de l’éditeur, beaucoup de fonctionnalités prévues ont disparues, comme la création personnalisable de sa Mother Base, ou carrément le chapitre final du jeu. C’est juste décevant. Et contrairement à Peace Walker, le jeu n’a quasiment pas de replay-value, c’est-à-dire d’intérêt à refaire le jeu. Ou si peu. Ça laisse un goût sacrément amère en bouche. Bien que la dernière scène divisera la communauté en deux. Miller, ou Ocelot ? Vous saurez très vite quel parti vous prendrez. (Et ceci n’est pas un spoiler mais une réflexion personnelle, vous comprendrez vite.)

NOTRE NOTE : 75%

Pour tous les fans de Metal Gear Solid. Le jeu est réussi et le virage est bien pris malgré quelques accrochages éditoriaux. Néanmoins, le scénario reste profond, et vous fera chavirer dans toutes les émotions. Sortirez-vous plus le champagne, ou les mouchoirs ? Nous vous souhaitons à tous un bon courage.

 

Metal Gear Solid V: The Phantom Pain
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