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Saints Row : Gat Out of Hell

Plus d’un an après la sortie du dernier volet de la série, la sulfureuse licence de Volition, Saints Row, revient avec un standalone nommé Gat Out of Hell. Une occasion rêvée pour le développeur de proposer aux joueurs Xbox One et Playstation 4 une version haute définition du quatrième volet. Re-Elected, le petit nom de cette compilation, regroupe tous les DLC de ainsi que le nouveau standalone de la série. Ce test sera donc également l’occasion pour nous de glisser quelques mots concernant cette ultime édition du jeu. En attendant, l’enfer nous attend !

Série un temps sage, Saints Row est une licence qui a su, au fil des épisodes, trouver sa propre voie. Open-world délirant au gameplay instinctif, Saints Row a atteint l’apogée de son concept avec le quatrième épisode, sorte de grand n’importe quoi assumé à l’humour bien gras. Après un sympathique, mais court Enter the Dominatrix, Volition propose en ce début 2015 une nouvelle itération de sa licence : Gat Out of Hell. Si l’ADN est connu (le titre n’étant finalement qu’une extension de Saints Row IV), il y a également de l’inédit dans ce standalone. Nouvelle campagne, nouvelle déclinaison de Steel Port, nouveaux pouvoirs, nouvelles armes, les nouveautés ne manquent pas, l’originalité oui. Voyons ensemble ce que vaut cette extension.

Le mariage du siècle

Tout débute à l’anniversaire de Kinzie. Alors que la fine équipe s’amuse avec une planche de ouija, le président des Etats-Unis est emporté par un tunnel sorti de nulle part. Ni une ni deux, Johnny Gat demande immédiatement à la planche d’ouvrir un nouveau portail, il s’engouffre alors dans ce dernier accompagné de Kinzie, direction l’Enfer. Une fois sur place, on comprend rapidement le dessein de Satan : il souhaite avoir le plus « badass » des gendres. Un mariage entre le chef des Saints et Jezabel est programmé, à vous de faire en sorte que cela n’arrive pas. Derrière ce postulat à l’esprit toujours aussi loufoque et décalé, un scénario plutôt creux. Si rien n’est réellement à jeter, on sent que le développeur, Volition, a eu du mal à faire naître de nouvelles idées. Reste quelques figures amusantes (Shakespeare reconverti en patron de discothèque, Satan chanteur d’Opéra) et des clins d’œils appréciables aux précédents volets. Moins fun et percutant, le scénario de Gat Out of Hell ne brille donc pas par son originalité.

Notre objectif premier dans le jeu est d’attirer l’attention du grand patron de l’Enfer, Satan. Pour ce faire, on doit bousculer son triste et lugubre petit monde. Il est question d’éliminer des sbires, de survivre à des vagues d’ennemis, de sauver des âmes ou encore de faire des courses, dans l’ensemble les objectifs sont variés. Enfin, une variété relative puisque en soi, il ne s’agit ni plus ni moins que d’objectifs secondaires qu’il est question d’enchaîner afin de remplir une barre qui, à terme, vous permettra d’affronter Satan. Il convient, au préalable, de passer plusieurs paliers. Dommage que cette barre soit aussi facile à remplir : en moins de six heures, le père de la mariée est déjà en pétard. Gat Out of Hell ne fait donc ni dans l’originalité, ni dans la durée. En revanche, niveau gameplay c’est toujours aussi efficace.

Gat versus Satan

Cette extension reprend le gameplay du quatrième épisode : il s’agit donc toujours d’un TPS énergique et facile à prendre en main. Bien évidemment, le titre souffre encore de sa rigidité quasi-historique. Au début de l’aventure, on doit aller à la rencontre de différentes personnalités afin d’apprendre de nouveaux pouvoirs : on disposera en premier lieu d’ailes, fort utiles pour se déplacer en Enfer, ensuite on gagnera le pouvoir d’invoquer des petits sbires, de paralyser les ennemis, etc. On peut améliorer ces pouvoirs à l’aide d’orbes que l’on récupère en parcourant la ville. En ce qui concerne les armes, on note parmi les grosses nouveautés la présence d’un canapé équipé d’une sulfateuse et les sept armes « capitales » (une arme représente un péché capitaux). En résumé, l’arsenal idéal pour briser un mariage.

 

Dernier point à soulever : l’aspect technique du jeu. L’édition Re-Elected retouche de la même manière aussi bien Saints Row IV que Gat Out of Hell : les deux titres ont ainsi une résolution de 1080P et tournent à 60FPS. Dans la pratique, si la résolution est bien respectée, le framerate souffre de quelques ralentissements lorsque les combats virent au carnage. De même, la haute définition n’apporte finalement pas grand chose, la faute à des textures peu ragoutantes. Cerise sur le gâteau : les défauts graphiques de l’édition originale sont également de la partie (l’aliasing notamment). Pour revenir à Gat Out of Hell, la nouvelle version de Steel Port, façon Enfer, est loin d’être inoubliable (elle est aussi sombre que celle du quatre), on apprécie tout de même sa construction favorisant l’utilisation des ailes. Enfin, musicalement le tout est relativement discret : une option musique en vol aurait été la bienvenue.

NOTRE NOTE : 60%

Gat Out of Hell n’est pas foncièrement décevant. Un peu court sur patte, le standalone de Saints Row IV souffre avant tout de son manque d’originalité. Missions sans saveurs, scénario limité, l’extension ne brille pas par son ambition. Heureusement, il a pour lui un gameplay énergique, quelques nouveautés appréciables (armes, pouvoirs, personnages) et une nouvelle version de Steel Port qui ne demande qu’à être parcouru de long en large grâce aux ailes de Gat. En soi, couplé à l’édition Re-Elected, Gat Out of Hell vaut le coup pour peu que vous n’ayez jamais touché au quatrième épisode de la licence : son contenu prolifique (les DLC étant inclus dans la galette) et ses qualités suffisent à justifier l’achat de cette réédition facile (surtout techniquement), mais efficace. Si vous avez déjà terminé et apprécié Saints Row IV, cette extension peut vous permettre de prolonger l’expérience à moindre frais.

Saints Row : Gat Out of Hell
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