Dead Cells : Immortalis – Nous avons vu la série animée en intégralité, voici notre avis

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Dead Cells : Immortalis – Nous avons vu la série animée en intégralité, voici notre avis

Autrefois connu sous le nom de Bobby Prod, le studio français Bobbypills s’est fait un nom dans le milieu de l’animation avec des productions principalement destinées à un public adulte. Parmi celles-ci, on peut citer la très populaire et irrévérencieuse série Les Kassos, diffusée sur la chaîne YouTube de Canal+. Dans le domaine des adaptations de jeux vidéo, ils ont produit Captain Laserhawk: A Blood Dragon Remix, une série Ubisoft diffusée sur Netflix. En ce qui concerne Dead Cells, la collaboration avec Motion Twin remonte à loin, Bobbypills ayant été responsable de tous les trailers animés introduisant le jeu et ses DLC.

Au vu du talent certain du studio, que ce soit au niveau de l’animation ou de la mise en scène, l’annonce d’une série dédiée au Roguelite/Metroidvania de Motion Twin a été accueillie à bras ouvert. Les cinq premiers épisodes de Dead Cells : Immortalis seront diffusés ce 19 juin 2024 sur la plateforme de streaming Animation Digital Network (ou ADN). Nous avons pu regarder les 10 épisodes prévus sur la plateforme et malgré une première déception sur la forme par rapport à nos attentes, la série se révèle finalement être une bonne surprise.

Ce que l’on a « suposito »

Si l’on se fie aux trailers produits par Bobbypills, nous nous attendions à une série assez silencieuse retraçant les grands évènements du jeu avec une animation léchée et un brin décalée, où notre héros sans tête donnerait des coups de poêle à tout va en tentant de s’échapper de l’île. Le teaser, diffusé il y a un an, semblait aller dans ce sens tant l’esthétique était quasiment identique aux précédentes productions pour le jeu.

Cependant, Dead Cells: Immortalis prend un virage surprenant. Il privilégie une écriture riche en gags et dialogues pour nous emporter dans une aventure essentiellement comique, mais se permettant tout de même quelques moments de sérieux et d’émotions. Contrairement au jeu où l’on incarne un immortel sans tête déterminé et silencieux, la série met en avant un duo de héros très dynamique. On retrouve bien évidemment le protagoniste du roguelite, appelé ici « Tête de flamme », mais aussi un personnage inédit : Laure Esposito.

Cette jeune femme est membre d’un culte appelé « les gardiens de la vérité ». Ce groupe vise à combattre le « mal-être », une maladie mystérieuse qui transforme progressivement les citoyens en monstres, en trouvant l’élu de la prophétie capable de vaincre le roi à l’origine du fléau. Par un concours de circonstances, Laure découvre l’élu dans les profondeurs d’un cachot, mais il ne correspond pas à l’image héroïque qu’elle s’était imaginée. Cynique, immature, et maladroit, cet élu aspire uniquement à trouver un moyen de mourir. Fidèle à son culte et incapable de mentir, Laure choisit pourtant de briser son serment pour sauver le monde.

Un duo unis comme les cinq doigts de la main du roi

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Particulièrement pour ceux qui ont joué au jeu original, Dead Cells: Immortalis prend un tournant audacieux en revisitant de manière substantielle le lore, qui était plutôt cryptique dans Dead Cells, qui se concentrait avant tout sur son gameplay. Même si, pour notre part, le visionnage de la série nous a donné envie de relancer le jeu, on sent que Bobbypills s’est emparé de l’univers pour proposer une autre vision, bien loin de la simple promotion de la licence et qui ne parlera pas forcément aux fans du jeu. Cette interprétation, riche en humour, est portée par un duo dynamique doté d’une excellente alchimie.

D’abord hostile l’un envers l’autre, ils développent au fil du temps une amitié profonde et sincère. Cette dynamique est portée par une animation assez minimaliste qui risque de décevoir certains. Les traits sont bien moins détaillés et les couleurs n’ont rien à voir avec les précédents travaux du studio pour le jeu indépendant. Même le design des personnages, comme le concierge (l’un des premiers boss), diffère nettement de l’original. Cela ne l’empêche pas pourtant d’avoir des moments de grâce avec des plans assez jolis et des séquences clés bien réalisés. Ce choix artistique (en dehors des contraintes lié de budget) permet surtout à la série d’avoir beaucoup de mouvements et de garder un bon rythme. Cela est d’autant plus adapté au vu de la durée des épisodes qui sont de 8 minutes environ.

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Mis à part un épisode qui recycle « habilement » de nombreux passages, l’animation à défaut d’être esthétiquement chatoyante, est assez riche et regorge de références à la pop culture et inclut quelques satires politique subtiles (ce qui est cohérent quelque part étant donné que le jeu est aussi truffé de références aux grands noms du jeu vidéo). L’ensemble est habilement dosé et s’intègre plutôt bien à la narration assez loufoque. Par exemple, un épisode s’inspire directement de l’arc « Greed Island » de Hunter X Hunter, et l’un des méchants adopte la célèbre « Death Pose » de Peter Griffin de Family Guy. Néanmoins, Dead Cells: Immortalis maintient une trame cohérente, sachant alterner entre sérieux et légèreté. Toutefois, sans donner plus de détails pour ne pas gâcher l’intrigue, la fin du dernier épisode nous laissé un sentiment d’incompréhension.

Une VF qui a le feu sacré

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L’efficacité de cette courte série au rythme effréné tient également au fait que Dead Cells: Immortalis est une production française, ce qui signifie que le doublage dans la langue de Molière n’est pas un travail d’adaptation mais de création. L’écriture et tous les ressorts humoristiques s’expriment ainsi parfaitement à travers les voix des différents personnages.Parmi les talents notables, on trouve Bruno Magne (Vash the Stampede dans Trigun, Beerus dans Dragon Ball Super) et Martial Le Minoux (le Professeur Layton, Roy Mustang dans FullMetal Alchemist, Richard Aldana dans Lastman), impeccables dans leurs rôles de méchants.

Toutefois, on salue surtout les performances de Gérémy Crédeville et Alizée Laffitau qui donnent vie à notre duo avec brio. L’actrice est particulièrement talentueuse dans dans son rôle de Laure, naviguant habilement entre les nuances de son personnage tantôt irascible, drôle, et sincère. Avec Gaspard Sumeire à la réalisation, ceux qui ont apprécié Les Kassos trouveront des échos familiers dans le ton de la série (avec un peu moins de trash tout de même). La bande-son se révèle également à la hauteur avec des morceaux plus en adéquation avec l’atmosphère du jeu et on ne parle pas seulement du générique qui reprend le Prisoner’s Awakening de Yoann Laulan (Valmont).

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Bobbypills a pris un pari audacieux avec cette adaptation animée de Dead Cells qui ne parlera pas forcément aux fans du jeu, à moins qu’ils ne soient ouverts à explorer une vision radicalement différente de l’univers. Malgré cela, Dead Cells: Immortalis a réussi à nous captiver avec son aventure pleine d’humour, portée par un duo particulièrement attachant. Certains pourraient ne pas apprécier l’écart stylistique en termes d’animation, mais celle-ci s’harmonise parfaitement avec le rythme et le ton souhaités par les créateurs. En définitive, on vous conseille de lui donner sa chance tant elle est appréciable et assez expéditive. Nous espérons voir une saison 2 dans le futur.

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