Test : Billy Hatcher And The Giant Egg
Voici donc le nouveau titre signé Sonic Team. Après Sonic 1, 2, 3 & Knuckles, Adventure, Adventure 2 et bien d’autres, changement radical : cette fois, pas de hérisson bleu ! Oui, vous avez bien lu… c’est un poulet qui prend la relève. Alors, la magie opère-t-elle toujours ? Le fameux « effet hérisson » existe-t-il encore ? Tant de questions… Allons voir ça.
Célèbre pour ses scénarios remplis de rebondissements et parfois délicieusement improbables, la Sonic Team nous a encore réservé quelque chose… de pondu maison (vous comprendrez vite). Vous incarnez un poulet. Oui oui : un poulet. Enfin presque : vous êtes Billy, un jeune garçon en retard pour rejoindre ses amis. Et là, c’est le drame : une bande de corbeaux maléfiques vient semer le chaos. Et l’aventure démarre.
Le premier niveau révèle vite un constat : si comme moi vous ignorez la notice et refusez de parler aux habitants, vous allez tourner en rond en vous demandant « mais c’est quoi ce jeu ?! ». Bien fait ! En discutant avec l’un d’eux, on apprend qu’il suffit d’obtenir la tenue de… Super Poulet. Grâce à elle, vous pouvez faire rouler des œufs, les pousser, les nourrir (ne me demandez pas comment : c’est hermétique un œuf, normalement…). Pour les nourrir, il suffit en fait de les faire rouler sur des fruits. Une fois bien remplis, vous chantez dessus et hop : l’œuf éclot.
À l’intérieur ? Un objet, un pouvoir… ou carrément une créature façon Pokémon dotée d’une compétence spéciale utilisable de manière limitée. Le scénario, pour résumer, repose sur le fait que les corbeaux ont kidnappé les poulets chanteurs du matin, empêchant ainsi le soleil de se lever. Oui, vraiment.
Techniquement, rien de neuf : hormis le héros mué en gallinacé, on retrouve l’ADN des Sonic Dreamcast. Maniabilité parfois capricieuse, graphismes similaires, même feeling global. Bref, ils ne se sont pas foulés. Et pourtant… quelque chose fonctionne. Vous lancez une partie, vous terminez un niveau, puis un autre, puis « allez, encore cinq minutes », et vous voilà à enchaîner les heures sans vous en rendre compte. Incroyable.
Le gameplay n’innove pas, le scénario ne fera trembler personne, mais le jeu se laisse jouer avec une facilité déconcertante. Le Sonic Team sait y faire. La bande-son suit la même logique : agréable, sans éclat particulier. Les caméras, en revanche, posent régulièrement problème dans les phases de plateforme pures. L’œuf, lui, n’est pas toujours simple à manier.
Autre critique : le jeu reste trop prisonnier du moule Sonic, avec le classement par lettres en fin de niveau, la vitesse et certaines mécaniques qui rappellent un peu trop la mascotte originale. Mais du côté des bonnes idées, le système d’œufs est franchement réussi : arme, projectile, plateforme de rebond façon pogo stick… et si vous vous arrêtez, vous le lâchez et perdez votre défense. Mention spéciale au multijoueur, parfait pour se balancer des œufs à la figure sans repeindre les murs.
Note 7/10
Au final, ce jeu m’a agréablement surpris. Il est classique, certes, mais agréable, tout simplement. On y joue sans prise de tête, on passe un bon moment. « Bien » sera donc le mot de la fin. Mais attention : Sonic Team, il va falloir innover un peu à l’avenir. Au travail, messieurs !