Animal Crossing
Tiens un jeu à tester de la part de Smeagol. Animal Crossing… Ca me dit quelque chose… En version US en plus ! Vous voyez ce que je subis pour vous servir ? Bon alors commençons ce test. Ce jeu, attendu par pas mal de personnes ( date de sortie : 24 septembre 2004 ), est édité et développé par Nintendo himself. Le principe ? Vous connaissez les Tamagoshis, ses jeux ou il faut élever des petits animaux, tellement réalistes que si vous oubliez de donner à manger à votre compagnon celui-ci meurt ? Et bien là c’est pareil en tout de même plus complexe.
Dès le début du jeu, une mise en garde apparaît : Animal Crossing est un monde à part, un deuxième monde qui pourrait bien empiéter sur votre vie sociale. Un monde où les hommes sont remplacés par des animaux. Ceux-ci parlent, ont des sentiments, réagissent de manière convaincante à vos actions. Aller, c’est parti. Tiens, on est dans un train. Oh on arrive. Un petit village, pleins d’animaux. Hop, on achète une maison, à crédit bien sur. Il faut trouver du travail. Travail que l’on trouvera chez Tom Nook le marchand. Première mission : aller dire bonjour à tous les habitants. Deuxième mission : écrire une lettre à un des habitants. Etc…. Vous l’aurez compris, le jeu n’a pas de fin, puisque le but est simplement de vivre, de s’intégrer dans le village. C’est là que le temps réel intervient. Ainsi, pas moyen d’y jouer trop longtemps d’affilée, ou même la nuit puisque les magasins sont fermés, les habitants pas très enclins à vous parler par exemple. Ainsi, si vous avez rendez-vous à six heures, il faudra jouer au jeu à six heures ! Plutôt contraignant. Mais ne vous inquiétez pas, ici, même en faisant des pauses de plusieurs jours, pas de soucis. Ah j’allais oublier : si vous changez l’heure de votre Gamecube de manière à pouvoir jouer à votre rythme, le jeu se chargera de vous faire la morale.
Côté esthétique, c’est plutôt inqualifiable. L’univers est enfantin, drôle, fait de couleurs vives et simples. Les animaux ont des bouilles sympathiques, des expressions amusantes. Bref, un monde rafraîchissant, ou la simplicité et la fonctionnalité sont de mises. L’ambiance sonore est soignée, destressante. Les musiques sont douces et adaptées et contribuent à l’ambiance décontracte du village. En gros, malgré les polygones en nombre limité, c’est très sympa. Et puis l’intérêt du jeu n’est pas là.
Comme je l’ai dit plus haut, il n’y a pas de trame principale. La lassitude se fait donc rapidement sentir. Malgré cela, on continue à jouer, une demi-heure-une heure chaque jour. Grace au filet, on peut capturer des insectes que l’on vend ou collectionne, avec la hache on coupe des arbres, la pelle nous sert à planter des fleurs, la canne à pêche à attraper des poissons, etc… Les activités sont diverses et changent chaque jour : un marchand de passage, une comète qui passe…
Rien de bien terrible me direz-vous. Détrompez-vous ! Les voisins deviennent des amis, et, au fur et à mesure, on se sent responsable de nos actions. On envoie des lettres, des cadeaux, on en reçoit aussi. On se surprend à se soucier d’actions faites dans un jeu !
Bien sur, on n’est pas obliger d’être gentil. Ainsi, on a la possibilité de taper nos voisins, de creuser des trous autour d’eux, de ne pas leur rendre les services qu’ils nous demandent. Vos congénères ne seront bien évidemment pas contents, s’énerveront, ne voudront plus vous parler !
Finalement, Animal Crossing, à l’apparence simpliste, possède une profondeur et une richesse de jeu énorme.
Note : 5/6
Donner une note à Animal Crossing est difficile. Une seconde vie ça ne se refuse pas ?
| Test par Kirlo |