On vous a dit que vous étiez charmante ?
Sorti de nulle part, je suis tombé, avec bonheur, sur JamesTown. Première impression : y a du pixel nom de Dieu. Au revoir anti-aliasing et textures photo-réalistes … Mais place à l’impressionnisme et au grand spectacle dans cet hystérique dogfight en scrolling vertical. Visuellement, c’est tout simplement fascinant, si l’on ne le regarde pas de trop près, et la pixellisation est (très) loin d’être insupportable. Ça fourmille de détails, d’animations et c’est, je me permets de penser que c’était peu ou prou l’objectif, d’une fluidité exemplaire. Bravo aux gars de Final Form Games. On applaudira aussi le côté très steam-punk de l’univers qui nous change du futuro-futuriste habituel. Ca canarde dans tous les sens, au travers de cinq niveaux somme toute assez courts, agrémentés d’un mode gauntlet qui vous fera parcourir, comme défi, les cinq niveaux d’affilé avec le même nombre de vies et de continus que pour un seul. Il va sans explication que ce sera nettement plus coton.
Et sympathique ?
A la fin de chaque tableau, chacun disponible en 5 niveaux de difficulté qu’il faudra débloquer (le genre de choses auxquelles vous êtes rompus), vous empocherez plus ou moins de caillasse suivant vos performances. Cet argent vous servira à tout un tas de choses, comme acheter de nouveaux vaisseaux ou … euh … Bref. Ces vaisseaux, il en existe de quatre sortes et ma préférence, pour ne pas dire mon exclusivité, va au gunner avec son tir secondaire orientable. Un peu difficile à maîtriser les premières minutes, il s’avérera le compagnon idéal de vos folles et destructrices aventures. Il va de soi qu’un pad type 360 est le plus adapté à l’exercice, notamment pour orienter avec précision le tir secondaire (du gunner uniquement). Il restera encore à se farcir les challenge packs, que je n’ai pas réussi à terminer du fait d’une difficulté pour le moins élevée. Alors, oui il y aura des boss. Des bons des gros, des qui tirent dans tous les sens à vous rendre épileptique. Mais vous n’en attendiez évidemment pas moins.
Et pas farouche !
Avant de conclure, il serait urbain de parler du mode multijoueurs. Oui, oui, on peut jouer jusqu’à 4 en même temps. C’en fait du coup un jeu social, qu’on pratique en gang (bang). On ne crachera pas dessus. Il faut aussi parler, le plus brièvement possible, du LeaderBoard, qui vous permettra de savoir qui a la plus … (palme du running gag pour l’année 2011) ou tout simplement pour améliorer votre statut auprès de la gente féminine. C’est pas gagné messieurs.
Je vous raccompagne ? 9/10
Sympathique création que ce JamesTown que je vous invite à acheter pour la somme dérisoire, ridicule, et très largement méritée, de 9 € sur Steam. Petite pépite parmi les jeux trop AAA, c’est en toute simplicité un retour, ou un détour, rafraîchissant par les jeux qui nous ont fait grandir. Ou pas. Du score, du Hardcore (dans les niveaux élevés) et du bon temps. Strike !!
Par Cédric Bouleau