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Près de vingt-cinq ans après avoir participé à définir l’identité de la première Xbox, la campagne de Halo: Combat Evolved revient sous une forme entièrement reconstruite. Avec Halo: Campaign Evolved, Halo Studios ne cherche pas à réinventer artificiellement l’aventure qui a fait connaître le Master Chief, mais à la remettre au niveau des productions actuelles tout en conservant ses sensations, son rythme et son identité. Cette nouvelle version est disponible sur Xbox Series X|S, PS5 et PC, marquant au passage l’arrivée particulièrement symbolique de la licence Halo sur une console PlayStation.
Testée sur Xbox Series X, cette relecture permet de retrouver la campagne originale avec une réalisation modernisée, des cinématiques retravaillées, des commandes ajustées et plusieurs nouveautés destinées à enrichir l’expérience. Le jeu comprend également trois missions inédites réunies dans l’arc Operation: METEORITE, mettant en scène le Major et le sergent Avery Johnson. La coopération est proposée à deux en écran partagé sur console ou jusqu’à quatre joueurs en ligne, avec cross-play et progression multiplateforme entre Xbox, PC et PS5.
Nous vous proposons de découvrir notre test-live de Halo: Campaign Evolved, animé par Titiboy pour ConsoleFun, avec les premières missions de la campagne parcourues sur Xbox Series X.
*Test-live en mode paysage (pour PC & TV):
*Test-live en mode portrait (pour mobiles...):
L’aventure débute à bord du Pillar of Autumn, alors que le vaisseau du CSNU est poursuivi et abordé par les forces de l’Alliance Covenante. Le Major est sorti de son sommeil cryogénique dans l’urgence, puis rapidement envoyé sur le pont afin de rejoindre le capitaine Jacob Keyes et Cortana.
Cette introduction conserve une véritable efficacité. Le réveil du héros permet d’intégrer naturellement les premiers réglages de visée, les déplacements et le fonctionnement du bouclier énergétique. Quelques minutes plus tard, la situation bascule complètement lorsque les troupes covenantes envahissent le bâtiment.
Le joueur passe alors d’une baie cryogénique encore relativement calme à des couloirs frappés par les explosions, les affrontements et les mouvements de panique. Les Marines tentent de contenir les assaillants pendant que le Major cherche à atteindre les nacelles de survie avec Cortana.
La mise en scène ne laisse que peu de répit. Des soldats traversent les couloirs, des portes se ferment dans l’urgence, des tirs fusent à proximité et plusieurs événements se produisent directement pendant les déplacements. Le début de la campagne donne donc immédiatement le sentiment d’être plongé au milieu d’une véritable attaque militaire.
Cette séquence était déjà l’une des introductions marquantes de l’épisode d’origine. Le remake lui apporte une présentation plus moderne et plus détaillée sans modifier ce qui faisait son efficacité.
Halo: Campaign Evolved demeure profondément fidèle à Halo: Combat Evolved. Le déroulement général, les affrontements et les sensations restent immédiatement reconnaissables. Il ne s’agit pas d’un nouveau jeu utilisant simplement l’histoire du premier épisode, mais d’une reconstruction respectueuse de sa campagne.
Cette fidélité peut être perçue de deux manières. Les nouveaux joueurs découvrent une aventure fondatrice dans des conditions beaucoup plus actuelles. Les connaisseurs retrouvent quant à eux des missions, des situations et un gameplay qu’ils connaissent parfois par cœur.
Durant notre test, nous n’avons pas constaté de bouleversement majeur dans les fondations du système de jeu. Les déplacements paraissent plus souples et l’ensemble profite naturellement d’une fluidité moderne, mais le comportement du Major reste très proche de celui attendu dans un épisode classique de la série.
Cette retenue est cohérente avec l’objectif du projet. Halo Studios explique avoir cherché à moderniser l’expérience sans remplacer l’essence de la campagne originale. Les ajustements visent notamment à rendre le déroulement plus homogène et plus confortable, tout en préservant les combats ouverts et la liberté d’approche caractéristiques de la licence.
La transformation la plus évidente concerne naturellement la réalisation. Dès les premières minutes à bord du Pillar of Autumn, les personnages, les armures et les environnements affichent un niveau de détail très supérieur à celui de l’œuvre d’origine.
Les visages sont moins anguleux, les textures paraissent plus fines et les effets lumineux donnent davantage de relief aux couloirs. Les alarmes, les écrans, les flammes et les explosions participent à rendre le vaisseau beaucoup plus crédible.
Les cinématiques profitent également de cette remise à niveau. Les modèles des personnages sont plus expressifs et les différentes séquences disposent d’un cadrage plus moderne. Quelques légers ralentissements ont toutefois été remarqués pendant certaines scènes, comme si le jeu préparait ou chargeait les plans suivants.
Ces baisses de rythme restent ponctuelles et concernent principalement les cinématiques. Durant les phases jouables, l’expérience s’est montrée fluide et dynamique sur Xbox Series X.
La sortie du vaisseau permet de mesurer encore davantage le travail accompli. Une fois arrivé sur l’anneau Halo, le joueur découvre de vastes paysages, une végétation dense, des arbres plus détaillés et des horizons beaucoup plus lointains.
Les herbes et les branchages réagissent au vent. Des oiseaux traversent le ciel, tandis que les fumées, les flammes et les ombres contribuent à donner davantage de vie à l’environnement. La lumière traverse partiellement les feuillages et projette au sol des ombres moins uniformes, renforçant le réalisme de la scène.
Le contraste entre les couloirs métalliques du Pillar of Autumn et les grands espaces naturels de l’anneau fonctionne particulièrement bien. C’est à l’extérieur que le remake se montre le plus impressionnant et donne véritablement le sentiment d’avoir changé de génération.
Malgré cette modernisation, Halo: Campaign Evolved ne transforme pas l’univers en démonstration excessivement colorée. La palette reste relativement sobre, parfois même terne, avec une tonalité militaire et mature.
Les environnements naturels conservent de belles nuances de vert, mais l’ensemble évite les couleurs trop saturées. Les bases du CSNU, les structures covenantes et les champs de bataille restent cohérents avec la direction esthétique historique de la licence.
Cette retenue convient particulièrement bien au jeu. Elle permet de mettre en valeur les effets énergétiques des armes covenantes, les explosions et les boucliers sans dénaturer l’atmosphère originale.
La lisibilité reste également correcte malgré le nombre d’ennemis et les nombreux effets affichés. Certaines séquences dans les couloirs du vaisseau peuvent toutefois paraître plus confuses, principalement en raison de l’étroitesse des lieux, des explosions et des soldats présents simultanément à l’écran.
Manette en main, le jeu retrouve rapidement les sensations propres à Halo. Le Major possède un bouclier énergétique qui se régénère après quelques secondes passées à l’abri. Cette mécanique encourage à alterner les phases offensives et les replis plutôt qu’à rester constamment exposé.
Les armes produisent des sensations différentes selon leur origine. Les équipements du CSNU privilégient généralement les munitions classiques, tandis que les armes covenantes reposent davantage sur l’énergie.
Le joueur doit régulièrement ramasser les armes abandonnées par ses adversaires et adapter son équipement en fonction des ressources disponibles. Cette nécessité de composer avec ce que l’on trouve sur le terrain fait partie intégrante du rythme de la campagne.
Les coups de mêlée restent particulièrement utiles. Une attaque rapprochée permet d’achever un ennemi fragilisé tout en économisant des munitions. Le joueur peut aussi contourner un adversaire concentré sur les Marines et l’attaquer dans le dos.
Les grenades complètent efficacement l’arsenal. Elles sont précieuses face aux groupes nombreux, aux ennemis protégés ou aux positions difficiles à atteindre directement.
Le mode normal choisi durant notre session reste accessible, mais le jeu n’est pas dépourvu de résistance. Une progression trop agressive peut rapidement vider le bouclier et conduire à une première mort, comme nous avons pu le constater dans les couloirs du vaisseau.
Les forces de l’Alliance Covenante ne se comportent pas toutes de la même manière. Les plus petites unités sont relativement fragiles et peuvent être éliminées rapidement avec quelques tirs bien placés.
Elles restent néanmoins dangereuses lorsqu’elles attaquent en nombre ou lorsqu’elles se jettent sur le joueur avec une grenade prête à exploser. Leurs réactions et leurs petites voix apportent aussi une touche de légèreté à des affrontements pourtant très guerriers.
Les adversaires équipés de boucliers énergétiques demandent davantage d’attention. Il faut maintenir la pression pour affaiblir leur protection avant de pouvoir réellement les blesser.
D’autres ennemis utilisent un bouclier physique qu’ils tiennent devant eux. Dans ce cas, il faut viser les parties exposées, contourner leur protection ou attendre une ouverture. Ces variations empêchent les fusillades de se limiter à tirer mécaniquement au centre de l’écran.
Les unités les plus imposantes encaissent davantage de dégâts et peuvent obliger le joueur à revoir sa position. Le jeu pousse alors à utiliser les grenades, les éléments du décor, les armes récupérées et la présence des Marines pour reprendre l’avantage.
Cette complémentarité entre les adversaires reste l’une des grandes forces du système de combat. Même pendant les premières missions, les affrontements proposent déjà plusieurs rythmes et différentes manières d’être abordés.
Les missions conservent la liberté d’approche caractéristique de la série. Même lorsque l’objectif consiste simplement à rejoindre un point précis ou à secourir des survivants, les espaces permettent régulièrement de contourner les ennemis.
Il est possible d’attaquer directement, de profiter de la présence des Marines, de passer par une position élevée ou d’essayer de surprendre les Covenants depuis leur flanc.
Durant notre session, plusieurs adversaires ont pu être pris à revers alors qu’ils concentraient leurs tirs sur les soldats alliés. Toutes les tentatives d’infiltration ne fonctionnent pas parfaitement, mais le jeu laisse suffisamment de marge pour improviser.
Cette approche devient particulièrement agréable dans les environnements extérieurs. Les zones sont linéaires dans leur objectif général, mais suffisamment larges pour éviter l’impression de traverser un simple couloir invisible.
La présence de relief, de collines, de rivières et de différents passages donne au joueur la possibilité de choisir comment rejoindre une position ennemie. Cette liberté contribue énormément à la sensation de participer à un affrontement plutôt que de suivre un parcours entièrement scripté.
Le Warthog demeure l’un des véhicules emblématiques de la série. Une fois aux commandes, le rythme de la mission change immédiatement.
Le véhicule se dirige à l’aide des deux joysticks et permet de traverser rapidement les grandes zones. Un Marine peut prendre place à l’arrière et utiliser la mitrailleuse pour attaquer les forces covenantes.
Ces séquences deviennent rapidement plus chaotiques. Le joueur peut contourner les troupes, traverser les zones de combat et même tenter d’écraser certains adversaires.
Les affrontements en véhicule sont parfois un peu désordonnés, mais ils conservent un vrai plaisir arcade. Le conducteur doit surveiller le terrain pendant que le passager arrose les ennemis de projectiles. La coopération pourrait d’ailleurs donner encore davantage de sens à ces situations, en permettant à plusieurs joueurs humains de se répartir les rôles.
Le véhicule réagit également aux dégâts reçus. De la fumée peut finir par s’échapper du moteur, indiquant qu’il devient prudent de l’abandonner avant sa destruction.
Cette alternance entre déplacements à pied et séquences motorisées contribue au rythme général de la campagne et évite que l’expérience repose uniquement sur des fusillades dans des couloirs.
La partie sonore accompagne efficacement la modernisation visuelle. Les morceaux épiques soutiennent l’introduction et donnent immédiatement de l’ampleur à l’attaque du Pillar of Autumn.
Durant les combats, la musique participe à la montée en intensité sans masquer les tirs, les explosions ou les dialogues. Les voix des Marines, les communications radio et les réactions des Covenants permettent de comprendre ce qui se déroule autour du joueur.
Le son ne se contente donc pas d’accompagner l’action : il participe réellement à l’immersion. Les appels de détresse, les ordres de Cortana et les conversations entre soldats donnent le sentiment d’évoluer au milieu d’une opération militaire.
La bande-son a été remasterisée pour cette nouvelle version, tandis que les voix ont été réenregistrées.
Le jeu bénéficie bien d’un doublage français complet. Le changement de voix du Major par rapport à certaines versions antérieures pourra néanmoins perturber les joueurs attachés à l’interprétation historique du personnage.
A noter que l’absence du timbre connu par les fans de longue date pourra demander un temps d’adaptation puisque ce ne sont plus les voix originales. Par contre, le doublage en français est malgré tout présent.
Les scènes narratives sont plus riches visuellement et présentent des modèles beaucoup plus détaillés. Les changements de plans, les mouvements des personnages et les effets lumineux modernisent clairement la narration.
Nous avons cependant constaté de très légères baisses de rythme dans certaines cinématiques. L’image semble parfois ralentir brièvement entre deux plans ou au moment de préparer une nouvelle scène.
Ces ralentissements restent discrets et ne concernent pas les phases de gameplay. Le jeu conserve donc toute sa fluidité lorsque le joueur contrôle le Major.
Une mise à jour pourrait néanmoins améliorer ces transitions afin de rendre l’ensemble totalement homogène.
Le jeu propose plusieurs éléments de personnalisation pour l’armure du Major et pour ses armes. Il est possible de sélectionner différents habillages visuels, parfois très éloignés de la traditionnelle armure verte.
Durant le live, nous avons notamment choisi une apparence dorée particulièrement voyante. Ce changement est visible pendant les phases jouables, notamment lorsque le joueur baisse le regard vers son armure.
Les cinématiques semblent toutefois conserver l’apparence classique du personnage. Cette différence peut créer une légère rupture entre les phases jouées et les séquences narratives, mais elle permet aussi de préserver la cohérence visuelle de l’histoire originale.
Les armes disposent également de plusieurs skins. Le fusil d’assaut, le Magnum, le fusil de précision et d’autres équipements peuvent donc être personnalisés.
Ces options ne modifient pas les mécaniques de combat, mais elles apportent une dimension supplémentaire pour les joueurs qui souhaitent s’approprier visuellement leur équipement.
Les niveaux contiennent plusieurs objets à découvrir. Les crânes modifient les règles du jeu et permettent de rendre les parties plus simples, plus difficiles ou simplement différentes.
Certains changements peuvent renforcer les ennemis, modifier la visibilité ou transformer plus profondément les conditions d’un affrontement. Ces modificateurs sont donc conçus pour renouveler les missions après une première partie.
Les terminaux constituent un autre type de contenu caché. Ils permettent de débloquer des informations supplémentaires sur l’univers et le contexte des événements.
Ces éléments encouragent à fouiller les environnements plutôt qu’à avancer directement vers chaque objectif. Ils apportent également une motivation supplémentaire aux connaisseurs ayant déjà parcouru plusieurs fois la campagne originale.
Le remake enrichit cette rejouabilité avec de nouveaux crânes et une sélection étendue de modificateurs.
Notre session s’est concentrée sur le mode solo, mais l’intégralité de la campagne peut être parcourue à plusieurs.
Sur console, deux joueurs peuvent partager le même écran. La coopération en ligne accueille jusqu’à quatre participants sur Xbox, PC et PS5.
Le cross-play permet à des joueurs utilisant des plateformes différentes de rejoindre la même partie. La progression multiplateforme permet également de retrouver son avancée d’un support à l’autre.
Cette fonctionnalité paraît particulièrement adaptée à la structure de Halo. Les vastes zones extérieures, les véhicules et les affrontements contre plusieurs groupes d’ennemis offrent de nombreuses possibilités de coordination.
Le Warthog peut notamment accueillir plusieurs joueurs, avec un conducteur et un tireur utilisant la mitrailleuse. La campagne gagne encore en dynamisme lorsqu’elle est parcourue avec une équipe humaine.
Points forts
Une campagne fondatrice toujours aussi efficace
Une refonte graphique particulièrement réussie
De superbes environnements extérieurs
Une végétation dense et animée
Une excellente fluidité pendant le gameplay
Des combats qui conservent les sensations classiques de Halo
Une grande variété d’ennemis dès les premières missions
Des espaces suffisamment larges pour varier les approches
Le retour du Warthog et des séquences motorisées
Une bande-son prenante et immersive
Un doublage français complet
Une coopération locale ou en ligne
Le cross-play et la progression multiplateforme
Les crânes et les terminaux à découvrir
Trois missions narratives inédites
Une très bonne porte d’entrée pour les nouveaux joueurs
Un prix de lancement raisonnable pour une version physique
Points faibles
Quelques légers ralentissements pendant certaines cinématiques
Une refonte qui reste très fidèle et surprendra peu les connaisseurs
Le changement de voix française du Major pourra déstabiliser les fans
Quelques combats en véhicule peuvent devenir brouillons
Certains passages intérieurs restent moins impressionnants que les zones extérieures
La personnalisation du Major n’est pas toujours reprise dans les cinématiques
Conclusion
Note d'expérience: 17/20 + Label qualité
Halo: Campaign Evolved réussit son principal objectif : remettre au goût du jour une campagne qui a participé à définir l’identité de la Xbox, sans faire disparaître ce qui faisait sa force.
La nouvelle réalisation donne une ampleur supplémentaire aux environnements, particulièrement lorsque le Major atteint les grands espaces de l’anneau Halo. La végétation, les horizons, les effets lumineux et la densité des décors offrent une transformation visuelle particulièrement convaincante.
Le gameplay reste quant à lui dans la pure tradition de la licence. Les boucliers, les coups de mêlée, les grenades, les armes humaines et covenantes ainsi que les affrontements ouverts procurent toujours des sensations efficaces. L’expérience est fluide, dynamique et retrouve ce qui faisait le plaisir des anciens épisodes.
Pour les nouveaux venus, cette édition constitue une excellente porte d’entrée. Pour les fans, elle permet de redécouvrir une campagne emblématique, accompagnée de nouvelles missions et de nombreuses options de rejouabilité.
Une refonte fidèle, fluide et visuellement réussie, qui permet au Master Chief de revenir sur le devant de la scène dans d’excellentes conditions.
Le contenu intégral de cet article 'Halo: Campaign Evolved sur XBOX, PS5, et PC - TEST LIVE ' est disponible sur le site presse de jeux vidéo ConsoleFun.FR.