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La campagne, le vrai point fort

C'est clairement la meilleure campagne Call of Duty depuis longtemps, et de loin la meilleure de la trilogie reboot. Elle alterne entre deux histoires très différentes.

D'un côté, tu incarnes le soldat Park, un jeune Sud-Coréen propulsé au front quand la Corée du Nord envahit le Sud. Les premières missions à Hajin sont brutales : artillerie, civils pris au piège, un camarade qui tombe très tôt. On s'attache vraiment à l'escouade, surtout à Dunn, le Marine américain qui apporte un peu d'humour dans le chaos. Les combats de tranchées et de rue sont tendus et bien mis en scène. Une mission en monde semi-ouvert, derrière les lignes ennemies, casse agréablement le rythme : tu fouilles, tu remplis des objectifs secondaires et tu prends des avant-postes.

De l'autre, tu suis le capitaine Price, en fuite après avoir réglé ses comptes avec Shepherd. Ses missions jouent la carte du blockbuster : infiltration à New York, course-poursuite en voiture à Paris, opérations à Mumbai. Mads Mikkelsen campe le nouvel antagoniste, l'Archer, et le casting tient la route. L'ensemble est sombre, personnel, et relie les deux histoires de façon convaincante. Compte 7 à 10 heures selon ton rythme et ta difficulté.

Quelques faiblesses tout de même : l'IA ennemie reste classique, et certains passages en font un peu trop dans le spectaculaire hollywoodien. Mais pour la franchise, c'est du très haut niveau.

Multijoueur : retour à un jeu plus terre à terre

Le multijoueur revient à quelque chose de plus posé. Fini l'omnimouvement extrême de Black Ops 7. Les déplacements restent fluides (sprint, glissade, escalade, suspension aux rebords), mais le jeu reste lisible. Le système de balistique, baptisé « Ballistic Authority », est une vraie réussite : pas de dispersion aléatoire, les balles partent là où tu vises, et le tir à la hanche est enfin fiable. Les armes ont un excellent ressenti, entre animations, son et recul.

Les 12 cartes 6v6 du lancement sont globalement correctes, avec de belles ambiances, surtout celles situées en Corée. Tu as aussi Gunfight, Guerre Terrestre et le nouveau Kill Block, une carte dynamique qui change au fil des manches. Le rythme est bon : plus vif que Modern Warfare II (2022), moins chaotique que le dernier Black Ops.

Le gros problème reste le matchmaking basé sur le niveau (SBMM). Il peut vite transformer une bonne session en série de matchs contre des groupes ultra-rodés. Et le nombre de cartes est encore un peu juste pour tenir sur la durée. À part ça, le gunplay est excellent, et on sent le temps de développement.

DMZ : enfin un vrai mode extraction

DMZ est de retour, et bien meilleur que la version bêta de Modern Warfare II. Tu te déploies dans une zone d'exclusion autour de Hajin, après les événements de la campagne. Tu fouilles, tu remplis des missions (histoire, opérations dynamiques ou exploration libre) et tu dois t'extraire. Une base à explorer, une progression d'opérateur avec des arbres de compétences et une tension correcte entre PvE et PvP complètent le tout.

Ce n'est pas Escape from Tarkov, mais c'est accessible, solide et addictif. Les parties peuvent durer longtemps, et perdre son équipement fait mal, comme il se doit. C'est clairement le troisième pilier du jeu, et beaucoup de joueurs vont y passer des heures.

Technique et son

Visuellement, c'est très propre, surtout sur PC et sur les consoles actuelles. Le son des armes et des impacts est excellent, et le jeu tourne bien. Le ressenti des armes est le meilleur de la série récente.

Tu as décroché après des épisodes trop chaotiques ou trop vides ? Celui-ci vaut le détour. Infinity Ward a pris le temps de cuisiner, et ça se voit. Pour la suite, jette un œil à notre calendrier des sorties.