Une révolution visuelle avec l’Unreal Engine 5
La grande nouveauté de Pro Cycling Manager 2025 est son passage à l’Unreal Engine 5, un changement attendu depuis longtemps face à un moteur graphique vieillissant. Le résultat est saisissant : les paysages sont désormais plus détaillés, avec des cols emblématiques comme le Mont Ventoux ou le Mur de Huy rendus avec une fidélité impressionnante. Les effets de lumière, notamment les reflets sous la pluie ou les couchers de soleil, ajoutent une immersion significative, particulièrement sur des courses comme Paris-Roubaix, où les flaques et les pavés mouillés renforcent l’atmosphère. Les environnements, des Alpes aux plaines de Castille, bénéficient d’une distance d’affichage accrue et d’un rendu plus naturel.
Cependant, ce bond graphique a ses limites. Si les décors brillent, les animations des coureurs restent figées, héritées des anciens opus. Les attaques, sprints ou défaillances manquent de fluidité, créant un contraste gênant entre les paysages modernes et des personnages qui semblent d’une autre époque. Ce décalage visuel est l’un des principaux points faibles, et on espère une refonte des animations pour les prochaines éditions.
Plus de contrôle, mais toujours complexe
Pro Cycling Manager 2025 reste fidèle à sa formule : une simulation point-and-click où vous incarnez un directeur sportif ou un coureur en mode Pro Cyclist. En mode Carrière, vous gérez une équipe (World Tour, Pro Tour ou Continental), négociez des contrats, planifiez entraînements et stratégies, et visez la victoire dans plus de 750 étapes jouables, incluant le Tour de France, la Vuelta, Liège-Bastogne-Liège ou la Flèche Wallonne. Le mode Pro Cyclist, plus intimiste, vous met dans la peau d’un coureur cherchant à gravir les échelons.
La grande nouveauté réside dans les sliders de personnalisation, permettant d’ajuster la difficulté (fréquence des crevaisons, récupération des coureurs, impact du terrain) pour une expérience sur mesure. Vous pouvez rendre les sprints plus techniques ou les pavés plus punitifs, rendant le jeu accessible aux néophytes tout en offrant du défi aux vétérans. Cette flexibilité est un atout majeur, surtout pour les nouveaux joueurs intimidés par la complexité légendaire de la série.
L’IA a été améliorée, avec des comportements plus réalistes : les équipes ciblent mieux les étapes vallonnées, les sprinteurs sont plus polyvalents, et les échappées sont mieux gérées. Les phases de sprint, notamment, gagnent en crédibilité, avec des trains de coéquipiers mieux organisés. Cependant, des bugs mineurs persistent, comme des coéquipiers non automatisés en début d’étape ou des sons de pluie sur des étapes sèches.
Le système de sponsoring, entièrement repensé, est un autre point fort. Vous pouvez désormais négocier avec plusieurs sponsors, chacun avec des attentes spécifiques (victoires d’étapes, visibilité médiatique, recrutement de coureurs locaux). Les contrats pluriannuels offrent une stabilité financière, mais exigent une planification stratégique pour satisfaire tous les partenaires. Par exemple, un sponsor colombien peut exiger d’intégrer des coureurs colombiens, ajoutant une dimension réaliste et immersive.
Cependant, le mode Pro Cyclist reste quasi inchangé par rapport à 2024, ce qui déçoit les fans espérant des nouveautés dans ce mode. De plus, l’absence de mode multijoueur local en écran scindé, pourtant emblématique de la série, est un vrai coup dur pour les joueurs habitués à des sessions conviviales.
Une mine d’or pour les fans
Avec plus de 750 étapes, des équipes World Tour et Pro Tour sous licences officielles (comme UAE Team Emirates ou INEOS Grenadiers), et des coureurs comme Tadej Pogačar ou Jonas Vingegaard, Pro Cycling Manager 2025 offre un contenu exhaustif. Le mode Carrière permet de gérer une équipe sur plusieurs saisons, avec des montées et descentes basées sur les classements UCI, un ajout bienvenu pour plus de réalisme.
Les joueurs peuvent aussi personnaliser cadres et casques aux couleurs des grandes équipes, et renommer leurs sauvegardes pour une meilleure organisation. Les bases de données créées par la communauté restent indispensables pour pallier l’absence de certaines licences (noms de coureurs ou équipes parfois fictifs).
Une immersion perfectible
L’interface a été affinée, avec des menus plus fluides et une navigation simplifiée, bien que toujours intimidante pour les novices. Le tutoriel, bien que présent, reste minimaliste, obligeant les joueurs à apprendre par l’échec, un trait caractéristique des simulations complexes. Les commentaires audio, bien que réalistes, manquent de variété et deviennent répétitifs après plusieurs heures.
L’immersion est renforcée par l’Unreal Engine 5, mais le manque de personnalité des coureurs (aucun trait de caractère ou dynamique relationnelle) limite l’attachement émotionnel. L’ajout de caractéristiques comme “aime les grandes courses” ou “exigeant en contrat” pourrait donner plus de vie au jeu.
Pro Cycling Manager 2025 marque un tournant grâce à l’Unreal Engine 5, qui offre des visuels somptueux et une immersion accrue, notamment sur les courses mythiques. Les sliders de personnalisation et le système de sponsoring repensé ajoutent de la profondeur stratégique, tandis que l’IA plus intelligente rend les courses plus crédibles. Cependant, les animations datées, l’absence de nouveautés dans le mode Pro Cyclist, les bugs mineurs déçoivent. À 39,99 €, le jeu est un investissement justifié pour les nouveaux venus ou ceux ayant sauté plusieurs opus, mais les vétérans pourraient trouver les nouveautés trop légères face à un potentiel inexploité.
Points forts :
- Visuels magnifiques grâce à l’Unreal Engine 5
- Sliders de personnalisation pour une expérience sur mesure
- Système de sponsoring réaliste et immersif
- IA plus intelligente et courses plus dynamiques
- Contenu colossal avec 750 étapes jouables
Points faibles :
- Animations des coureurs rigides et datées
- Mode Pro Cyclist inchangé
- Bugs mineurs (audio, IA)
- Tutoriel trop succinct pour les novices
Note : 7.5/10
Pro Cycling Manager 2025 est un pas en avant pour la série, porté par un nouveau moteur graphique et des ajustements stratégiques bienvenus. Cependant, il manque encore d’audace pour rivaliser avec des références du genre. Les fans de cyclisme y trouveront leur compte, mais Cyanide Studio devra pousser plus loin pour répondre pleinement aux attentes des joueurs. En attendant, prenez les rênes de votre équipe et visez le Maillot Jaune : les routes du Tour n’ont jamais été aussi belles, même si le peloton tarde à accélérer.
Par PixelMaster