Dragon’s Dogma : Dark Arisen (PS3)

Sorti il y a presque un an, Dragon’s Dogma est un RPG qui a su, malgré de grosses lacunes, rapidement trouvé son public. Derrière ce succès commercial, un jeu ingénieux au gameplay dynamique et à la durée de vie satisfaisante. Gourmand, Capcom nous propose cette année de remettre le couvert avec une nouvelle version de son titre nommé Dark Arisen. Pour faire simple, c’est  une seconde occasion de tenter l’aventure, la dernière chance. Test de l’édition ultime de Dragon’s Dogma.

Dark Arisen comprend le contenu du jeu original, des petites améliorations, mais surtout du contenu supplémentaire : parmi ceux-ci un donjon, une grande quête, des monstres, et des objets. Autant dire qu’il y a de quoi. D’ailleurs, nous ne parlerons pas d’autres choses que du fignolage de cette monture ainsi que de son nouveau contenu dans cet article, Shane ayant déjà écrit un test complet sur Dragon’s Dogma. Si vous voulez en savoir plus sur le jeu en lui-même, n’hésitez pas à aller y jeter un oeil. Pour les autres, voyons ensemble ce que cette version a sous le capot.

Un récif bien dangereux

Lego UCPour accéder à la nouvelle zone exclusive, il suffit d’aller à Cassardis (la ville du début) et de rencontrer une femme du nom de Orla. Amnésique et perdu, elle cherche à retrouver la mémoire pour comprendre ce qui l’a mené jusqu’ici. Bien évidemment, celle-ci ne peut pas découvrir toute seule la vérité, c’est donc à nous que revient la tâche d’enquêter. On part donc pour une nouvelle île nommée le Récif de l’Amertume. Pas franchement idyllique  le lieu est l’anti-thèse même de la zone de départ du jeu : on quitte le sable fin et les paisibles plaines pour une île qui respire bon la mort. L’atmosphère est lourde, l’aventure promet d’être joyeuse. Les premiers pas dans le nouveau donjon sont assez rudes, la difficulté est clairement au rendez-vous. Pour espérer progresser dans le lieu, il faut au moins avoir atteint un certain niveau dans le jeu (50 étant le nombre idéal pour le débuter). Construit comme une sorte de labyrinthe géant, le donjon regorge d’anciens et de nouveaux monstres prêts à tout pour vous barrer la route. On retrouve des ogres, des loups, des squelettes etc. Bien sûr, ces quelques monstres ne sont pas grand chose face aux nombreux boss qui attendent gentiment notre venue. Côté adversaire, on peut dire que l’on est gâté.

Si vous êtes un ancien combattant, ce qui suit risque très certainement de vous intéresser (et de vous plaire) : si votre partie est encore présente sur la console, vous pourrez la réutiliser directement en insérant Dark Arisen. Et comme Capcom sait que vous avez dû acheter deux fois le titre, il vous offre même des objets pour vous souhaiter la (re)bienvenu dans son monde. Vous débuterez donc avec une nouvelle arme, un nouveau costume, une pierre de téléportation inépuisable et puis surtout 100.000 cristaux de faille. Ces derniers seront très pratiques dans le jeu car notre chère Orla peut en échanger de quelques cristaux rendre utilisable des objets maudits (potions, armures, armes). Ceux-ci vous seront très utiles, car souvent puissants. A ne pas négliger donc.

Dragon’s Dogma 1.5

Lego UCEn soi, mis à part le contenu supplémentaire, cette édition n’apporte pas grand chose. Au niveau du gameplay, on remarque juste quelques petits ajustements par-ci par-là (notamment en ce qui concerne les portails, plus nombreux) et… c’est tout. En fait, Dark Arisen ne bouleverse en aucun cas l’ADN de Dragon’s Dogma : ses qualités comme ses défauts répondent toujours présents. Il est clair que l’on aurait aimé retrouver une copie revue du jeu. Techniquement, le titre souffre toujours des mêmes tares, c’est-à-dire une I.A limitée (tout comme nos ordres, il reste impossible de réellement gérer nos pions), un frame rate totalement instable – et injustifié au vu de l’aspect graphique du jeu (sur PS3 tout du moins) et de menus qui manquent cruellement d’ergonomie. Malgré ces défauts, le titre reste un excellent action-RPG qui compte parmi ses références des monstres du milieu vidéoludique : Monster Hunter, Demon’s Soul, Shadow of Colossus ou encore Skyrim. De plus, Dark Arisen propose une nouveauté plutôt sympathique : la possibilité de jouer avec les voix japonaises. Des nouvelles musiques sont également présentes sur la galette. Si on n’est franchement déçu de la finition de cette version (que l’on imagine définitive, le deuxième volet étant actuellement en développement), reste qu’elle offre, pour un prix relativement attractif, un contenu tout à fait satisfaisant… enfin, surtout pour quelqu’un qui n’a jamais touché au titre.


Conclusion : 8/10

Dark Arisen ne possède pas une recette très compliquée  : prenez un jeu, Dragon’s Dogma en l’occurence, rajoutez une grosse louche de contenu et corrigez le goût si le tout paraît un peu amer. Voilà, vous pouvez ressortir votre jeu. Malheureusement, Capcom n’a pas cru bon de revoir son plat et a laissé parmi les évidentes qualités de son jeu les défauts d’origines. Si il corrige bien quelques léger détails, le plus gros reste cependant encore à faire. Le véritable argument de cette édition réside dans son contenu supplémentaire et force est de constater que de ce côté, le titre ne plaisante pas : il comprend une nouvelle île (pour les hauts niveaux), une nouvelle quêtes et d’autres petits choses. Déjà complet de base, le titre l’es encore plus aujourd’hui. La question, c’est est-ce que ce contenu vaut le coup de racheter le jeu ? Difficile à dire, tout dépend de vous. Par contre, on conseille très vivement à ceux qui n’ont pas eu l’occasion de faire ce jeu il y a un an d’acquérir Dark Arisen.

Par Pierre Larvol

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